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H6 (vo) (VO)
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Documentaire de Ye Ye
Durée : 1h56


Synopsis :
Le destin de cinq familles se joue à l’hôpital N°6 de Shanghai. A travers leurs histoires croisées se dessine un portrait de la Chine d’aujourd’hui entre culture traditionnelle et modernité. La solidarité, la tendresse et le sens de l’humour permettent aux familles et patients de tenir le cap face aux aléas de la vie.


Critiques :
Il est moins question pour Ye Ye de porter un regard critique sur son pays que d’en montrer le versant intime. Celui d’une humanité confrontée à la souffrance qui se révèle avec sa pudeur, un certain fatalisme mais aussi une bonne dose d’humour et d’optimisme.
La Croix

Ce film ne se résume pas toutefois à l’intolérable étreinte de la souffrance et du dénuement. Il est aussi plein de vie, de résistance, d’espoir. Il est, à sa manière, un bel et pathétique éloge de l’endurance du peuple chinois.
Le Monde

Entre les vagues
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Film français de Anaïs Volpé avec Souheila Yacoub, Déborah Lukumuena, Matthieu Longatte
Durée : 1h40


Synopsis :
Rêver, foncer, tomber, repartir, rêver encore, et recommencer. Elles ont l’énergie de leur jeunesse, sa joie, son audace, son insouciance. Deux meilleures amies, l'envie de découvrir le monde. Margot et Alma sont inarrêtables, inséparables.


Critiques :
Anaïs Volpé regarde les filles tanguer dans un Paris nocturne que le chef opérateur américain Sean Price Williams filme comme New York. Un premier long métrage qui émeut et électrise.
L'humanité

Les émotions sont nombreuses, parfois trop, mais la partition qui nous est donnée à voir est aussi celle de nos existences, mélangeant sans prévenir des sentiments contraires. On ne peut, hélas, tout prévoir, c’est peut-être le prix d’être vivant.

L'anniversaire de Tommy
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Film d'animation et aventure de Michael Ekbladh avec : David Macaluso, Jonathan Bailey, Fanny Roy
Durée : 1h15


Synopsis :
Tommy, un jeune lapin, vit paisiblement avec sa famille dans une jolie maison, entouré de nombreux amis. Mais la naissance de sa petite sœur bouscule les habitudes et à cause d’elle, la fête d’anniversaire de ses cinq ans risque bien d’être compromise. Une drôle d’aventure commence alors pour rejoindre la maison de sa chère grand-mère…


Mon voisin Totoro
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Film d'animation de Hayao Miyazaki
Durée : 1h 27


Synopsis :
Deux petites filles, Mei et Satsuki, viennent s'installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l'hôpital où séjourne leur mère. Elles vont découvrir l'existence de leurs nouveaux voisins, invisible aux yeux des autres humains, des créatures merveilleuses, mais très discrètes : Grand Totoro, Moyen Totoro (Chū-Totoro) et Petit Totoro (Chibi-Totoro). Avec son ventre rebondi, Totoro est un être rare et fascinant, un esprit de la forêt... Il se nourrit de glands et de noix. Il peut voler, se déplacer en « Chat-Bus ». Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques...


Critiques :
La beauté réelle de ce film d'animation pour enfants provient de la façon dont le réalisateur et scénariste, Hayao Miyazaki, intègre dans la description de rêveries enfantines un rapport mystique et profond à la nature.
Le Monde

Il y a fort à parier que les enfants s'émerveilleront devant l'adorable Totoro. Quant aux adultes, ils se laisseront volontiers bercer par cette histoire féerique et pleine d'humour.

Incroyable mais vrai
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Film français de Quentin Dupieux avec Léa Drucker, Alain Chabat, Benoît Magimel
Durée : 1 h14


Synopsis :
Alain et Marie emménagent dans un pavillon. Une trappe située dans la cave va bouleverser leur existence.


Critiques :
Réalisateur iconoclaste, devenu culte au pays des fables surréalistes, après ses Rubber, Le Daim et Au Poste!, cette année Quentin Dupieux présente à Berlin Incroyable mais vrai. L’histoire, tenez-vous bien, d’un couple (incarné par Alain Chabat et Léa Drucker) nouvellement propriétaire d’un pavillon bourgeois dans lequel une trappe à la cave vous permet de vous téléporter 12 heures dans le temps et de rajeunir de trois jours à chaque passage. Face aux sirènes de l’éternité, Incroyable mais vrai emprunte à Dorian Gray. Anciennement Mr Oizo, le musicien devenu cinéaste, signe ici son neuvième long-métrage et peut-être l’une de ses réalisations les plus personnelles. Incroyable mais vrai nous parle de l’horrible fardeau du temps, et des couples qui vivotent dans son sillage. Il y a celui qui se complait dans le travail, à l’image d’un toujours excellent Alain Chabat dans la peau d’un petit assureur, une touchante Léa Drucker qui comme Alice au pays des merveilles, n’en finit plus de plonger dans la trappe pour remonter le temps ; et ce patron, incarné un Benoît Magimel en roue libre, qui se rend au japon pour se faire greffer un pénis électronique. Une étude sociétale teintée de cet humour singulier, à la fois dérisoire, absurde et pourtant si juste. Sous ses airs de grand je-m'en-foutiste du cinéma, il y a de la poésie chez Dupieux.


Un homme meilleur (vo) (VO)
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Film canadien d'Attaiya Khan, Lawrence Jackman - 2017
Durée : 1h19


Synopsis :
À 18 ans, Attiya fuit Steve après des mois de violences. Vingt ans plus tard, elle décide de se confronter à son passé. Contre toute attente, Steve accepte de la rencontrer, et ils entament une longue conversation, houleuse et intime. Ce film brûlant raconte le courage des femmes qui luttent pour se reconstruire, et rappelle avec force que dans la lutte contre les violences faites aux femmes, les hommes ont aussi un rôle à jouer.


Critiques :
Un homme meilleur ouvre une perspective novatrice en matière de prévention de la violence familiale. Il nous présente une vision inédite et nuancée non seulement du processus de guérison, mais aussi de la révélation que peut provoquer chez tous les intervenants la responsabilisation des hommes à l’égard de leur comportement violent.

Les Goûts et les couleurs
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Film français de Michel Leclerc avec Rebecca Marder, Félix Moati, Judith Chemla
Durée : 1h50


Synopsis :
Marcia, jeune chanteuse passionnée, enregistre un album avec son idole Daredjane, icône rock des années 1970, qui disparait soudainement. Pour sortir leur album, elle doit convaincre l’ayant-droit de Daredjane, Anthony, placier sur le marché d’une petite ville, qui n’a jamais aimé sa lointaine parente et encore moins sa musique. Entre le bon et le mauvais goût, le populaire et le chic, la sincérité et le mensonge, leurs deux mondes s’affrontent. À moins que l’amour, bien sûr...


Critiques :
Joyeux, enthousiasmant et résolument humain, le nouveau film de Michel Leclerc réenchante la chanson et le cinéma français. Assurément le coup de cœur de l’été.
aVoir-aLire.com

Michel Leclerc met en scène une passion a priori improbable entre deux protagonistes qui bousculent leurs préjugés et se libèrent des entraves de leur « communauté » respective. En amour comme ailleurs, raconte en filigrane le cinéaste, se soustraire à la lutte des classes n’est pas chose aisée. Foncez dans les salles découvrir ce beau combat, vous ne le regretterez pas.
Marianne

Fuis-moi je te suis ? (vo) (VO)
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Film japonais de Kôji Fukada avec Win Morisaki, Kaho Tsuchimura, Shosei Uno
Durée 2h04


Synopsis :
La seconde partie après Suis-moi je te fuis.

Tsuji a décidé d’oublier définitivement Ukiyo et de se fiancer avec sa collègue de bureau. Ukiyo, quant à elle, ne se défait pas du souvenir de Tsuji… mais cette fois, c’est lui qui a disparu.


Critiques :
Ce qui rend le processus prenant et accroche le spectateur est que non seulement les personnages sont en perpétuel mouvement, faisant des allers et retours chez les uns ou chez les autres, mais qu’ils se perdent et se retrouvent sans cesse.
L'Humanité


La seconde partie de ce diptyque est à envisager comme le miroir de la première, avec laquelle elle s’imbrique parfaitement, en faisant ressortir les points communs des protagonistes. Les deux œuvres forment un tout indissociable, à la construction remarquable.
Les Fiches du Cinéma


Film centre de loisirs
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Utama : La Terre oubliée (vo) (VO)
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Film bolivien d'Alejandro Loayza Grisi avec José Calcina, Luisa Quispe, Santos Choque
Durée : 1h28
Grand prix au Festival de Sundance


Synopsis :
Dans l’immensité des hauts plateaux boliviens, Virginio et Sisa veillent sur leur troupeau de lamas. Jusqu’ici, rien n’a pu les détourner de cette vie âpre, héritée des traditions : ni leur âge avancé, ni le départ des habitants de la région, chassés par la sécheresse. Aussi accueillent-ils avec méfiance la visite de Clever, leur petit-fils de 19 ans, venu les convaincre de s’installer en ville avec le reste de la famille. Réticent à l’idée de quitter sa terre, Virginio se montre inflexible. A tel point que le jour où il tombe gravement malade, il décide de le cacher à Sisa et Clever…


Critiques :
Primé à Sundance pour sa splendeur visuelle, Utama : la terre oubliée s’élève au-dessus du simple film de belles images [...]. Les personnages existent, le drame de leur incommunicabilité nous touche. Magnifique !
Positif

Premier film bolivien, « Utama » d'Alejandro Loayza Grisi nous conduit très loin, sur les hauts plateaux des Andes, et fait partie de ces projets entièrement dictés par la force du paysage. Un témoignage splendide de la fin d'un mode de vie.
Les Echos

Broadway (vo) (VO)
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Film grec de Christos Massalas avec Elsa Lekakou, Foivos Papadopoulos, Stathis Apostolou
Durée : 1h37


Synopsis :
Nelly, jeune danseuse en fugue, se réfugie à Broadway, un complexe de loisirs abandonné d’Athènes, squatté par une bande de pickpockets. Elle intègre leur groupe et ils mettent au point une nouvelle combine : Nelly donne un spectacle de rue pour distraire les passants, tandis que les autres subtilisent portefeuilles et téléphones portables. La combine marche bien, et Nelly devient indispensable. Mais l’arrivée d’un homme mystérieux, blessé et couvert de bandages, va bouleverser leurs vies à tous, et le cours des choses à Broadway.


Critiques :
Une chose est sûre, c’est un cinéma de déclassés, de bandits, de rebelles qui à défaut de pouvoir s'intégrer à un monde normatif explorent leurs identités, multiples et mouvantes. Que Christos Massalas leur offre des couleurs, des plans de cinéma classique hollywoodien ne les rend que plus universels. Un mélange réussi et détonant.

Remarquablement interprété par des acteurs au visage souvent impénétrable, Broadway est un étrange mélange de fllm noir et de romance dé glinguée où les membres de la bande survivent tant bien que mal, un pour tous et chacun pour soi.
L'Humanité


Sur une partition inspirée de Gabriel Yared, le chœur de personnages finit par fuguer vers la tendresse. Vers une ode à l’altérité et à l’avenir meilleur. Il suffit de s’inventer d’autres Broadway.
Télérama

Eldorado
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Documentaire de Tony Quéméré
Durée 1h03
Séance en présence du réalisateur et de Laurence Ansquer de Tita Prod


Synopsis :
J’ai quitté depuis longtemps mon hameau crasseux de Kergoat, à la pointe du Finistère. Mais c’est l’heure du retour : Maryvonne (ma mère) est à l’hôpital, dans un sale état.



Critiques :
« Eldorado » est un documentaire autobiographique, à travers une caméra subjective et une voix off pleine d’autodérision. Un témoignage cru mais aussi tendre, poétique sur la vie, la mort dans une petite famille bretonne bousculée par les bouleversements du monde.

The Wicker Man (vo) (VO)
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Film britannique de Robin Hardy avec : Edward Woodward, Christopher Lee, Diane Cilento, Britt Ekland, Ingrid Pitt, Lindsay Kemp
Durée : 1h34


Synopsis :
Le sergent Neil Howie est appelé à enquêter sur la disparition d’une jeune fille, Rowan Morrison, sur l’île écossaise reculée de Summerisle. Chrétien intégriste, Howie est vite choqué par les mœurs très libres des habitants, pratiquants du paganisme celtique. A mesure qu’il se heurte au silence conspirateur des îliens et de leur seigneur, l’énigmatique Lord Summerisle, Howie en vient à soupçonner le pire. Et si Rowan avait été assassinée ?


Critiques :
Information du : 04/05/2022
Saison répertoire 2021/2022 : Cycle "Îles et meutes"

Le dernier cycle de la saison répertoire 2021/2022 démarre dans les salles du réseau en ce joli mois de mai et se poursuivra tout l'été. Le thème cette année : "¨Îles et meutes", soit quatre films abordant par le prisme du cinéma de genre ce qui humainement et socialement se réveille quand l'homme se trouve confronté à l'isolement et à des situations extrêmes...

L’île est un thème de littérature et de cinéma récurrent. Des archipels parcourus par Ulysse à The Lighthouse, de Robinson Crusoé au Docteur Moreau, du Skull Island de King Kong au terrain de chasse du comte Zaroff, les îles sont des espaces imaginaires et mentaux qui ont pour vocation de révéler l’intériorité de ses visiteurs. Des espaces clos où la folie guette, où les fantasmes et les peurs prennent corps. Un terrain de jeu idéal pour tout un pan du cinéma de genre qui entend explorer les pulsions qui traversent notre humanité. Nous sommes tous marqués par l’épisode du Covid-19, par ces confinements qui ont transformé notre société en multiples îlots, par ces scènes de ruées dans les supermarchés. Un événement qui n’est pas sans faire écho à notre sélection de quatre films qui utilisent chacun à leur manière l’image de l’île et de l’isolement pour étudier la manière dont un groupe se transforme en meute...
THE WICKER MAN

Un film de Robin Hardy
Angleterre – 1973 – 1h34

Le sergent Neil Howie (Edward Woodward), inspecteur appliqué et fervent chrétien, est envoyé en mission sur une petite île au large de l'Écosse. Chargé de découvrir ce qui est arrivé à une fillette de treize ans portée disparue, il se heurte au silence des autochtones et son enquête piétine. D'abord agacé par les superstitions des habitants de l'ile, Howie est choqué lorsqu'il découvre les mœurs délurés de certains d'entre eux et le fait qu'ils suivent des rituels païens célébrant la fécondité, culte qui répond à l'économie de l'île qui repose sur la récolte annuelle des fruits. Mais Howie sent qu'il y a quelque chose qui se trame derrière ces traditions celtes et il se méfie tout particulièrement de Lord Summerisle (Christopher Lee), le maître de l'île…

L'écrivain Peter Shaffer s'est forgé une solide réputation pour ses débuts au cinéma, signant pour la seule année 1972 deux scénarios particulièrement remarqués : Le Limier (qu'il adapte de sa propre pièce) pour Joseph Mankiewicz et Frenzy pour Alfred Hitchcock. Mais Shaffer, contre toute attente, ne se spécialise pas dans les scénarios pour cinéastes en fin de carrière et l'année suivante c'est à tout un pan du cinéma britannique qu'il offre une sépulture. En effet, The Wicker Man peut-être vu comme l'un des tout derniers avatars de la grande tradition de la Hammer, Shaffer reprenant de nombreux codes de ces productions d'horreurs et se plaisant, comme dans Sleuth et Frenzy, à en offrir une variation astucieuse et surprenante. Le film brille tout particulièrement à faire vivre le background de l'île : on sent que tout repose sur un maelström occulte fait de rituels païens, de survivances de mythes celtes, de superstitions, de sorcellerie... autant de croyances ancestrales qui sont ravivées par le courant new age qui secoue alors les jeunes générations de part le monde.

Costumes, chants, nudité, orgies... on se croirait dans une communauté hippie. Mais Charles Manson est passé par là et le film décrit quelque part la fin du flower power, montrant la façon dont du new age on dérive facilement vers le sectarisme, les deux mouvements fonctionnant sur la crédulité des gens et leurs superstitions. Si Shaffer dépeint avec ironie ce culte pagano-psychédélique, il l'utilise également pour railler le puritanisme anglais incarné par l'inspecteur Howie. La joyeuse luxure qui s'empare de l'île, avec ses fornications endiablées et ses femmes nues dansant joyeusement, tranche avec le comportement prude du sergent et son insupportable bigoterie. Robin Hardy développe brillamment l'humour pince sans rire de Peter Shaffer, déroulant des visions kitsch et psychédéliques où l'effroi le partage au grotesque. Il brosse une galerie de portraits tous plus inquiétants, farfelus ou décadents les uns que les autres. Menant la horde de fous, Christopher Lee est absolument époustouflant et offre l'une des meilleurs prestations de sa riche carrière. The Wicker Man navigue ainsi entre farce, satire, horreur et s'impose comme l'une des œuvres les plus originales, étonnantes et folles du cinéma anglais du début des années 70.

Decision To Leave (vo) (VO)
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Film sud coréen de Chan-Wook Park avec Tang Wei, Park Hae-il, Go Kyung-pyo
Durée : 2h18
Prix de la mise en scène Festival de Cannes 2022


Synopsis :
Hae-Joon, détective chevronné, enquête sur la mort suspecte d’un homme survenue au sommet d’une montagne. Bientôt, il commence à soupçonner Sore, la femme du défunt, tout en étant déstabilisé par son attirance pour elle.


Critiques :
Cannes 2022. Retour sur la Croisette de l'auteur de « Old Boy » et « Thirst : ceci est mon sang ». Faux polar, vrai mélodrame, « Decision to leave » propose un exercice de style virtuose et raffiné.
Le réalisateur déploie à nouveau des merveilles de mise en scène dans ce thriller sentimental qui mélange ingénieusement les genres et transforme les dangereux jeux de séduction d’un enquêteur et d’une veuve en grand mélodrame réflexif et tragique.

Petite leçon d’amour
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Film français d'Eve Deboise avec Laetitia Dosch, Pierre Deladonchamps, Paul Kircher
Durée : 1h27


Synopsis :
Un café parisien, des copies égarées, la lettre d’amour d’une lycéenne à son professeur de maths : il n’en faut pas plus à Julie, promeneuse de chiens à ses heures perdues, pour se lancer dans une folle enquête. Elle a peu de temps pour éviter le pire, l’adolescente semble prête à tout. Par où commencer ? Retrouver le prof, et l’entraîner jusqu’à l’aube dans une course effrénée…


Critiques :
Road movie échevelé dans Paris, ce film ménage de beaux instants burlesques malgré quelques petites pannes de rythme. Une comédie romantique qui rappelle les premiers films d’Emmanuel Mouret.
Marie Claire

En fait de carte du tendre, le récit consiste à décentrer les egos en un mouvement centrifuge de Paris à sa périphérie, sur fond d’imposants immeubles en pierre de taille, de riquiquis pavillons de banlieue ou de grands ensembles. Un récit qui avance dans une errance contrôlée, et qui trouve dans sa modestie ludique un charme singulier.
Les cahiers du cinéma

Peter von Kant
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Film français de François Ozon avec Denis Ménochet, Isabelle Adjani, Khalil Ben Gharbia
Durée : 1h25
Film d'ouverture Festival de Berlin 2022


Synopsis :
Peter Von Kant, célèbre réalisateur à succès, habite avec son assistant Karl, qu’il se plaît à maltraiter. Grâce à la grande actrice Sidonie, il rencontre et s’éprend d’Amir, un jeune homme d’origine modeste. Il lui propose de partager son appartement et de l’aider à se lancer dans le cinéma...


Critiques :
François Ozon filme les corps et les valses du cœur avec une grâce étonnante. Un travail fabuleux sur la lumière et les couleurs accompagne la descente de Peter dans les affres du désespoir. De ses amours christiques au Gin dont il s’abreuve comme on boit à la fontaine de Jouvence ; elles sont nombreuses les larmes amères de Peter, à couler sur son visage, comme mille trainées d’amour.

Rifkin's Festival (vo) (VO)
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Film américain de Woody Allen avec Wallace Shawn, Gina Gershon, Louis Garrel, Elena Anaya, Sergi Lopez, Christoph Walt
Durée : 1h32


Synopsis :
Un couple d'Américains se rend au Festival du Film de Saint-Sébastien et tombe sous le charme de l'événement, de l'Espagne et de la magie qui émane des films. L'épouse a une liaison avec un brillant réalisateur français tandis que son mari tombe amoureux d’une belle Espagnole.


Critiques :
Woody Allen met en scène un professeur de cinéma, sa femme et un jeune réalisateur au charme redoutable. Le vaudeville se double d’un hommage aux grands films qui ont nourri le cinéaste. Mort Rifkin vit dans le souvenir des «grands cinéastes européens de jadis». A travers neuf pastiches, Woody Allen procède à une psychanalyse de son double et célèbre les maîtres qui l’ont inspiré.

La Ruche (vo) (VO)
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Film kosovo de Blerta Basholli avec Yllka Gashi, Cun Lajci, Aurita Agushi
Durée : 1h 24


Synopsis :
Le mari de Fahrije est porté disparu depuis la guerre du Kosovo. Outre ce deuil, sa famille est également confrontée à d’importantes difficultés financières. Pour pouvoir subvenir à leurs besoins, Fahrije a lancé une petite entreprise agricole. Mais, dans le village traditionnel patriarcal où elle habite, son ambition et ses initiatives pour évoluer avec d’autres femmes ne sont pas vues d’un bon œil. Fahrije lutte non seulement pour faire vivre sa famille mais également contre une communauté hostile, qui cherche à la faire échouer.


Critiques :
Cette œuvre intense et tragique met en perspective la question sensible du Kosovo à travers le portrait d’une femme, résolue à faire de son existence et celle des autres femmes du village, un projet émancipation sociale et culturelle. Un film puissant.
aVoir-aLire.com

Cinéaste kosovare, Blerta Basholli s'inspire d'une histoire vraie et dresse le portrait d'une femme en lutte contre les fantômes de la guerre et le machisme sévissant dans son pays. Un premier film Les Echos

La retenue de la réalisation (plans-séquences à juste distance, caméra portée sans affectation, couleurs nuancées) est au diapason tamisé de la remarquable Yllka Gashi.
Positif



Sa majesté des mouches
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Film britannique 1963 de Peter Brook
Durée : 1h32


Synopsis :
Pendant la seconde guerre mondiale, un avion emmène des enfants anglais vers l’Australie où leurs parents les envoient trouver refuge. Mais l’avion s’écrase sur une île déserte de l’Océan Pacifique et aucun adulte ne sort rescapé de l’accident. Les enfants sont livrés à eux-mêmes. Ralph et « Piggy » se rencontrent sur la plage, se demandant s’ils sont les seuls survivants. Ils y trouvent une conque dans laquelle Ralph se met à souffler. De nombreux enfants, attirés par le bruit, se regroupent autour de celui qui devient leur nouveau leader. Un peu plus tard, un groupe en uniforme d'écoliers se joint à eux, groupe mené par Jack qui conteste très vite l’autorité de Ralph. Pour éviter que la communauté ne se scinde en deux parties, Ralph est nommé dirigeant tandis que Jack devient le chef des chasseurs.



Critiques :

Sa Majesté des mouches est au départ produit par Sam Spiegel, figure de proue de la Columbia, encore auréolé du succès de Lawrence d'Arabie et du Pont de la rivière Kwai. Peter Brook lui propose de réaliser l'adaptation du roman de William Golding pour un budget infime au regard de ses prestigieuses productions, n’ayant besoin que d’une plage, d’un petit groupe d’enfants et d'une liberté créatrice totale. Spiegel accepte avec enthousiasme, mais au bout d’une année de palabres, de réunions, de repérages Peter Brook se rend compte que le célèbre producteur essaye de gonfler artificiellement le budget initialement prévu (qui en vient à monter à un million de dollars), incapable qu'il est d'accepter l'idée d’être à l’origine d’un « petit » film. Peter Brook décide de mettre un terme à cette entreprise qui lui échappe complètement et dans laquelle il ne reconnaît plus son projet d'origine, paye une fortune son droit à la liberté (environ 150000 dollars) et recommence le projet avec l'aide d'un jeune producteur indépendant. Il met deux ans à trouver de nouveaux financements (un total de 300000 dollars, la moitié partant donc pour Sam Spiegel), auditionne près de trois mille enfants et se rend à Porto Rico pour tourner le film avec un chef opérateur novice, Tom Hollyman, venu de la photographie, et une équipe technique composée essentiellement d’amateurs.

Le temps de tournage très réduit (les vacances d’été des enfants acteurs) pousse Brook à faire appel à un deuxième cameraman (son ami Gerry Feil qui suit le projet depuis l’origine) afin de couvrir chaque séquence. Tandis que Brook travaille précisément chaque cadre avec Tom Hollyman, Feil a juste pour instruction de filmer comme il le peut ce qui se passe sous sa caméra. Au montage, qui se déroule à Paris en compagnie du fidèle Gerry Feil, Brook se rend compte qu’il choisit en grande majorité les prises de ce dernier. A la minutieuse préparation des cadres et du mouvement des acteurs, il préfère la liberté de regard de Feil. Cependant, Brook a préparé le terrain à cette découverte tardive : pendant le tournage, il demande à ses jeunes acteurs d’improviser et tourne ainsi près de soixante heures de film. La présence d'une seconde caméra ne trouve pas sa seule justification dans les raisons pratiques invoquées mais bien dans le projet artistique du cinéaste. Cette méthode de travail montre la façon dont Brook souhaite (et ce, dès le début de sa carrière) s’éloigner du cinéma de studio traditionnel et trouve son inspiration dans le cinéma direct qui prend son essor dans les années 60. Sa Majesté des mouches possède ainsi la force d’un document brut pris sur le vif, une œuvre magistrale qui questionne la nature humaine, ses contradictions, qui montre la lutte incessante que la civilisation doit mener contre la sauvagerie, contre le besoin de transcendance qui mène à l’aveuglement et au crime, contre la soumission et l’humiliation imposées aux faibles. Que des enfants soient les acteurs de cette lutte rend la fable d’autant plus troublante et forte.

El buen patrón (vo)
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Film espagnol de Fernando León de Aranoa avec Javier Bardem, Manolo Solo, Almudena Amor
Durée : 2h


Synopsis :
Un ex-employé viré qui proteste bruyamment et campe devant l’usine…
Un contremaître qui met en danger la production parce que sa femme le trompe…
Une stagiaire irrésistible…
A la veille de recevoir un prix censé honorer son entreprise, Juan Blanco, héritier de l’ancestrale fabrique familiale de balances, doit d’urgence sauver la boîte.
Il s’y attelle, à sa manière, paternaliste et autoritaire : en bon patron ?


Critiques :
Chaque situation, aussi tragique soit-elle, est balayée d’un humour dévastateur. Reprenant tous les codes – paternalisme, productivisme, droit de cuissage compris – les tics de langage entrepreneurial, Leon de Aranoa les retourne et détourne avec gourmandise.
L'Humanité

« Merci, patron ! », chantaient naguère les Charlot. Leur esprit parodique aurait pu servir de bande-son à cette désopilante comédie espagnole, satire d’un certain paternalisme, incarné par un Javier Bardem au sommet de son art.
La Croix

Le cinéaste espagnol Fernando León de Aranoa signe une tragi-comédie grinçante mettant en scène les déboires d’un chef d’entreprise faussement sympathique, incarné par un Javier Bardem exceptionnel dans la peau de ce « bon patron » sans foi ni loi. Énorme succès dans son pays.
Marianne

Sweat (vo) (VO)
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Film de Magnus von Horn avec Magdalena Kolesnik, Julian Swiezewski, Aleksandra Konieczna
Durée : 1h46
Label "Les nouveaux venus" Magnus von Horn Festival de Cannes 2020


Synopsis :
Sylwia est belle, sportive, énergique. Elle est la coach sportive du moment. Avec 600 000 abonnés, elle est influenceuse et courtisée par les marques. Mais derrière le succès virtuel, la solitude, bien réelle, ne se partage avec personne…


Critiques :
Quand nous croyons voir surgir une businesswoman, une fille sans contenance ou une incroyable humaniste, les secondes suivantes réfutent notre impression. Portrait gigogne des déceptions recousues incarné jusqu’au bout des ongles par Magdalena Koleśnik, tranche de vie déphasée occupant la faille entre attentes et obligations, Sweat nous met face à une manifeste incompatibilité des mondes.
Culturopoing.com


Sweat est un récit intimiste, rigoureux, surprenant. Loin de vouloir donner des leçons de société, il adopte une forme quasi-documentaire pour injecter de l'humanité (parfois de façon surprenante, à l'image de son troisième acte) dans le rapport complexe d'une Magdalena Kolesnik stellaire à son audience.
Ecran Large


Une chronique sensible, fine et juste, sur les réalités de l'ère digitale.

La Chance sourit à madame Nikuko
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Film d'animation japonais d'Ayumu Watanabe avec Cocomi, Shinobu Ôtake, Izumi Ishii
Durée : 1h37


Synopsis :
Nikuko est une mère célibataire bien en chair et fière de l'être, tout en désir et joie de vivre - un véritable outrage à la culture patriarcale japonaise ! Elle aime bien manger, plaisanter, et a un faible pour des hommes qui n’en valent pas toujours la peine. Après avoir ballotté sa fille Kikurin la moitié de sa vie, elle s’installe dans un petit village de pêcheurs et trouve un travail dans un restaurant traditionnel. Kikurin ne veut pas ressembler à sa mère et ses relations avec Nikuko ne sont pas toujours simples. Jusqu’au jour où ressurgit un secret du passé.


Critiques :
Un film d'animation dans la veine assumée de Miyazaki, et qui aborde avec originalité et délicatesse les rapports mère-fille et les turbulences de l'adolescence, le regard sur soi et celui des autres...

Conte appétissant et réconfortant, « La Chance sourit à Madame Nikuko » célèbre nourriture et amour avec jovialité.
20 Minutes

Le nouveau film d'Ayumu Watanabe souffre de quelques inégalités de ton, notamment lorsque le récit s'éloigne de la dynamique mère-fille, mais dresse un magnifique portrait de femme à travers les yeux d'une adolescence que tout oppose.
Ecran Large

Un double portrait mère-fille, drôle, tendre et savoureux.
Femme Actuelle


La Panthère des neiges
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Film français de Marie Amiguet, Vincent Munier avec Sylvain Tesson, Vincent Munier
Durée : 1h32
César du Meilleur documentaire


Synopsis :
Au coeur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier entraîne l’écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. Il l’initie à l’art délicat de l’affût, à la lecture des traces et à la patience nécessaire pour entrevoir les bêtes. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde.


Critiques :
Un beau documentaire qui nous permet de contempler une nature sauvage et encore vierge, hélas en voie de disparition.
Les Fiches du Cinéma

Au final, l’immense miroir de l’Himalaya reflète la place de l’homme dans l’univers et ce qu’il a égaré dans son histoire. Il esquisse peut-être aussi des pistes, des solutions : pour mieux habiter notre planète, apprenons à mieux la regarder.
Positif


En roue libre
X


Film français de Didier Barcelo avec Marina Foïs, Benjamin Voisin, Jean-Charles Clichet
Durée : 1h29


Synopsis :
La folle histoire de Louise qui se retrouve un beau matin, prise au piège dans sa propre voiture, terrassée par une attaque de panique dès qu’elle veut en sortir, et de Paul qui vole la voiture et du coup la kidnappe. Les voilà tous les deux embarqués dans un road-movie mouvementé !


En roue libre
X


Film français de Didier Barcelo avec Marina Foïs, Benjamin Voisin, Jean-Charles Clichet
Durée : 1h29


Synopsis :
La folle histoire de Louise qui se retrouve un beau matin, prise au piège dans sa propre voiture, terrassée par une attaque de panique dès qu’elle veut en sortir, et de Paul qui vole la voiture et du coup la kidnappe. Les voilà tous les deux embarqués dans un road-movie mouvementé !


dim 26 juin 18h00
Les Goûts et les couleurs
lun 27 juin 20h45
Les Goûts et les couleurs
mar 28 juin 14h30
DP
Les Goûts et les couleurs
La suite du programme sera disponible prochainement.
 
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