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Interdit aux chiens et aux Italiens
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Film d'animation de Alain Ughetto
Durée : 1h10

Nominations pour le Meilleur film d’animation César 2024


Synopsis :
Début du XXe siècle, dans le nord de l’Italie, à Ughettera, berceau de la famille Ughetto. La vie dans cette région étant devenue très difficile, les Ughetto rêvent de tout recommencer à l’étranger. Selon la légende, Luigi Ughetto traverse alors les Alpes et entame une nouvelle vie en France, changeant à jamais le destin de sa famille tant aimée. Son petit-fils retrace ici leur histoire.


Critiques :
Alternant l’humour façon comédie sociale italienne de la grande époque (Monicelli, Scola, Risi), sujets graves [...] et effets de style lorgnant du côté du cinéma fantastique des origines à la Méliès, l’auteur nous invite à un fabuleux voyage poético-réaliste dans les trésors enfouis de son passé dont la puissance d’évocation vise à concilier histoire intime et universalité dans ce que la condition humaine contient de plus précieux et de plus inaltérable : la transmission et la mémoire.

A table
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Billy Elliot (vo)
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Film anglais de Stephen Daldry avec Jamie Bell, Julie Walters, Gary Lewis
Durée : 1h37


Synopsis :
Billy Elliot, 11 ans, vit dans un quartier pauvre de Durham au nord-est de l’Angleterre, avec son frère et son père mobilisés par les grèves de mineurs. Après l’école, il doit suivre des cours de boxe. Un jour, il assiste à un cours de danse classique donné au gymnase. Fasciné, il abandonne les gants de cuir pour assister discrètement aux leçons de danse. Jusqu’à ce que son père le surprenne et s’énerve, honteux que son fils se passionne pour une activité si peu virile.


Lumineuses
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Programme de cinq courts métrages (1995-2015).
Durée : 1h21


Synopsis :
Zohra à la plage de Catherine Bernstein
Beach Flags de Sarah Saidan
No d'Abbas Kiarostami
L'île jaune de Guillaume Paul et Léa Mysius
Oripeaux de Mathias de Panafieu et Sonia Gerbeaud


Gagarine
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Fil de Fanny Liatard, Jérémy Trouilh avec Alséni Bathily, Lyna Khoudri, Jamil McCraven
Durée 1h38


Synopsis :
Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020.

Youri, 16 ans, a grandi à Gagarine, immense cité de briques rouges d’Ivry-sur-Seine, où il rêve de devenir cosmonaute. Quand il apprend qu’elle est menacée de démolition, Youri décide de rentrer en résistance. Avec la complicité de Diana, Houssam et des habitants, il se donne pour mission de sauver la cité, devenue son " vaisseau spatial ".


Critiques :
Le scénario original de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh fourmille de formidables idées de mise en scène, faisant de Gagarine un splendide poème visuel. Récit de résistance, sans une once de violence, pétri de solidarité sans être bisounours, nourri d’images époustouflantes [...].
Franceinfo Culture

Jamais un HLM n’avait été filmé de cette manière... Quand le « film de banlieue » devient un magnifique poème qui emprunte autant à la chronique sociale qu’à la science-fiction.
La Voix du Nord

Heidi (vo) (VO)
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Louise Violet
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avec Alexandra Lamy
Appollo film


Synopsis :
En 1889 dans le sillage de l’institutrice Louise Violet. Envoyée dans un village de la campagne française, elle doit imposer l’école de la République (gratuite, obligatoire et laïque). Une mission qui ne la rend populaire ni auprès des enfants ni auprès des parents…


Vincent doit mourir
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Film français de Stephan Castang avec Karim Leklou, Vimala Pons, François Chattot
Durée 1h48
Interdit aux moins de 12 ans
Nominations pour le Meilleur premier film César 2024


Synopsis :
Du jour au lendemain, Vincent est agressé à plusieurs reprises et sans raison par des gens qui tentent de le tuer. Son existence d’homme sans histoires en est bouleversée et, quand le phénomène s’amplifie, il n’a d’autre choix que de fuir et de changer son mode de vie.


Critiques :
Le premier long métrage de Stéphan Castang plonge le très bon Karim Leklou dans un récit de survie empruntant joyeusement, malgré ses faiblesses, les codes du cinéma de genre.
L'Humanité

La force de cette dystopie fantastique, sans effets spéciaux, se trouve décuplée par son ancrage dans le réel. Archétype de la norme, Vincent va vers la marge pour rester en vie. C’est dans ces lisières qu’il rencontre une modeste serveuse, Margaux et, même sur le qui-vive, se réinvente auprès d’elle une humanité.
La Croix


Anatomie d’une chute
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Film de Justine Triet avec Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner.
Durée : 2h30
Palme d'or Cannes 2023
Meilleur film en langue étrangère et meilleur scénario Golden Globes 2024 - 11 nominations au César 2024


Synopsis :
Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute : suicide ou homicide ? Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple.


Critiques :
Formidable portrait d’une écrivaine que tout accuse de la mort de son mari, Anatomie d’une chute n’est surtout pas un banal film de procès mais le déroulement magnifique d’une page de littérature à la Stefan Sweig. L’un des chocs cinématographiques de cette 76e édition cannoise très justement récompensé par la Palme d’Or.
aVoir-aLire.com

Le personnage de Daniel, témoin clef mais doublement empêché en tant que malvoyant, cristallise une voie trouvée par Triet pour ne pas s’enferrer dans la relativité généralisée des points de vue.
Cahiers du Cinéma

Avec Sandra Hüller, que l’on avait découverte il y a quelques années dans Toni Erdmann de Maren Ade, Justine Triet a choisi la parfaite interprète. L’actrice allemande faisait déjà une apparition dans Sibyl. Elle porte cette fois tout le film, renforçant par son jeu sans affects le mystère de cette femme et de son assurance tranquille.
La Croix


Jeune Juliette
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La Zone d'intérêt (vo) (VO)
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Film américain de Jonathan Glazer avec Christian Friedel, Sandra Hüller, Ralph Herforth
Durée : 1h46
Grand Prix Festival de Cannes 2023


Synopsis :
Le commandant d’Auschwitz, Rudolf Höss, et sa femme Hedwig s’efforcent de construire une vie de rêve pour leur famille dans une maison avec jardin à côté du camp.


Critiques :
Dix ans après le brillant Under the Skin, Jonathan Glazer narre la vie quotidienne et familiale de Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz, à quelques mètres du camp. Virtuose mais périlleux. Le film a reçu le Grand Prix du Festival de Cannes.
Télérama

Menus-plaisirs Les Troisgros
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Documentaire de Frederick Wiseman
Durée : 3h58
Mostra de Venise - sélection officielle (hors compétition)


Synopsis :
Fondée en 1930, la maison Troisgros détient trois étoiles Michelin depuis 55 ans. Enfants de la quatrième génération, les fils de Marie-Pierre et Michel poursuivent la voie de l'entreprise familiale ; César dirige le restaurant étoilé, Le Bois sans Feuilles, et Léo est à la tête de l'un des deux autres restaurants Troisgros : la Colline du Colombier. Du marché quotidien aux caves d’affinage du fromage, en passant par le vignoble, l'élevage bovin et le potager contigu au restaurant, Menus -Plaisirs est un voyage intime et sensoriel dans les cuisines d’un des plus prestigieux restaurants du monde.


Critiques :
Ce portrait de l’artiste en commerçant désigne la tension qui fait le génie des films «d’art» de Wiseman entre un microcosme à huis clos et les mille façons dont le monde, au sens politique et cosmique, s’y infiltre.
Franceinfo Culture


De ce documentaire inspirant on ressort avec la sensation d'avoir cheminé intimement aux côtés de ces artistes des fourneaux, au point de les connaître. Une transparence qui ne gâche en rien la magie et le mystère de leur travail.
Franceinfo Culture


Le grand documentariste fait œuvre d’archiviste, immortalise un artisanat, un amour du goût et un respect du terroir sur quatre heures qu’une mini-série de quatre épisodes aurait rendues plus digestes.
L'Obs

Menus-Plaisirs… vaut d’abord sur le plan plastique. Dans l’attention que la caméra prête aux produits métamorphosés sous le coup des techniques culinaires se joue en effet autre chose : un grand bal des matières, une valse de formes, de textures, de couleurs, que le montage associe avec un sens du rythme éprouvé, dans une veine cut proche de Boxing Gym (2010).
Le Monde


Léo, la fabuleuse histoire de Léonard de Vinci
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Film d'animation de Jim Capobianco, Pierre-Luc Granjon
Durée : 1h37
A partir de 7 ans


Synopsis :
Bienvenue dans la Renaissance ! Une époque où artistes, savants, rois et reines inventent un monde nouveau. Parmi eux, un curieux personnage passe ses journées à dessiner d’étranges machines et à explorer les idées les plus folles. Observer la lune, voler comme un oiseau, découvrir les secrets de la médecine… il rêve de changer le monde. Embarquez pour un voyage avec le plus grand des génies, Léonard de Vinci !



Critiques :
Léo c’est le plaisir de découvrir les dernières années du célèbre italien qui marquera à jamais l’histoire de la France et de la Renaissance : Léonard de Vinci. Ce film est tout aussi foisonnant que son génie : peinture, sciences diverses, inventions en tous genres… Au-delà de La Joconde, ce film se plaît à illustrer également sa relation à la royauté, sa vieillesse, son empreinte… À la co-réalisation, nous retrouvons Jim Capobianco, scénariste des cultissimes Ratatouille, Le Roi Lion... Mais également – le génie – de la marionnette Pierre-Luc Granjon (L’hiver de Léon, Le Printemps de Mélie, L’Été de Boniface…). Quel plaisir de retrouver et dans une forme longue, son espièglerie, sa technique parfaitement maîtrisée donnant une saveur hautement riche et pétillante à ce film !

Le Royaume de Kensuke
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Film d'animation de Neil Boyle, Kirk Hendry d'après le roman de Michael Morpurgo
Durée : 1h24
A partir de 7 ans -

Mercredi 28 février à 14h30 rencontre avec Géraldine Baffour- Capitaine du Skeaf


Synopsis :
L’incroyable histoire de Michael, 11 ans, parti faire un tour du monde à la voile avec ses parents, avant qu’une terrible tempête ne le propulse par-dessus bord avec sa chienne Stella. Échoués sur une île déserte, comment survivre ? Un mystérieux inconnu vient alors à leur secours en leur offrant à boire et à manger. C’est Kensuké, un ancien soldat japonais vivant seul sur l’île avec ses amis les orangs-outans depuis la guerre. Il ouvre à Michael les portes de son royaume et lorsque des trafiquants de singes tentent d’envahir l’île, c’est ensemble qu’ils uniront leurs forces pour sauver ce paradis...


Critiques :
Adapté du roman éponyme de l’écrivain britannique Michael Morpurgo, Le Royaume de Kensuké nous conte les aventures d’un jeune garçon, également prénommé Michael. Le film, qui évoque en filigrane le personnage de Robinson Crusoé, nous immerge dans le monde naturel de cette île où se déploie la richesse d’une faune et d’une flore préservées de la prédation humaine. Les personnages, humains et animaux, évoluent dans des décors créés à partir de dessins, d'éléments 3D et de photographies, dont la profondeur permet de se plonger pleinement dans cette nature luxuriante, une puissance d'évocation encore renforcée par le cinémascope.

Si le lien entre l’enfant et le vieil homme est au cœur de l’histoire, les relations qu’ils entretiennent avec les animaux en font également partie intégrante. Le film a une portée écologique évidente, mais l’équilibre précieux qu’il décrit ne concerne pas que les humains et l'environnement animal et végétal : il s’agit aussi d’un récit de réconciliation, tel que le décrit Michael Morpurgo lui-même : « Le Royaume de Kensuké évoque les rapports entre les générations différentes, entre les cultures différentes, entre les langues différentes. Le film raconte l’histoire de notre relation au monde : il montre que les guerres ont traumatisé énormément de gens, que les ennemis d’hier peuvent se réconcilier et se comprendre, et qu’on peut apprendre à respecter le monde qui nous entoure et à s’en sentir proches. »
Benshi

Alice (VF)
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Film 1988 de Jan Svankmajer avec Kristyna Kohoutova
Durée : 1h24
Mardi 5 mars à 14h30 avant la projection démonstration et mise en pratique avec les enfants des techniques d'animation utilisées dans ce film.

Grand Prix du long métrage au Festival international du film d'animation d'Annecy en 1989


Synopsis :
Alice est dans sa chambre lors qu'un lapin empaillé revient à la vie et s'enfuit. La jeune fille décide de le suivre à travers le tiroir d'un bureau débouchant sur une caverne...


Critiques :
Pour savourer une vraie adaptation [du roman de Lewis Carroll], il faut (re)découvrir Alice de Jan Svankmajer, génie méconnu qui en a tiré un pur chef-d'oeuvre au bricolage cauchemardesque de son utilisation des arts plastiques pour investir les objets d'un pouvoir ou encore de son animation en volume.
Excessif

Alice, très librement inspiré du célèbre livre de Carroll, conte une balade au pays des rêves, parfois teintée de cauchemars. Dans la chambre de la jeune fille à la chevelure blonde, un lapin blanc empaillé se réveille. Il casse la cage en verre et prend la fuite. Alice part à sa poursuite...

"Par définition, Alice ne peut être, ne doit être, s'il est conforme, dans l'esprit, à son modèle initial, qu'un film où l'on se perd. Sous cet angle, le film de Jan Svankmajer est un chef-d'œuvre : tenter de l'appréhender vous précipitera toujours dans un dédale disloqué(...). Alice est un film-piège, un film actif, qui laisse de vraies traces sur son public.
Pascal Vimenet


Ponyo sur la falaise (VF)
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Film d'animation de Hayao Miyazaki
Durée : 1h24

Lundi 4 mars séance suivie d'un atelier plancton avec l'association Ystopia


Synopsis :
Alors qu’il joue sur la plage, le petit Sosuke découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve et décide de la garder avec lui. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s’occuper d’elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto – un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer – la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s’échappe pour retrouver Sosuke. Mais avant, elle répand l’élixir magique de Fujimoto dans l’océan qui va provoquer des vagues gigantesques et engloutir le village.


Critiques :
Ponyo sur la falaise a bénéficié de l'imagination sans limite du maître japonais qui réinvente l'océan avec humour et grâce. Assurément " le " film qu'il faut voir en famille, pendant ces vacances et après. (...)
Le Parisien

Un émerveillement constant, épuisant de beauté et de perfection (...) A tous les niveaux, le résultat est d'une cohérence inouïe (...) La marque d'un génie qui n'a plus rien à prouver.
Dvdrama

(...) Une nouvelle fable écologique et amoureuse de toute beauté.
Elle


Krisha et le Maître de la forêt
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Film d'animation de Jaebeom Park
Durée : 1h08


Synopsis :
Éleveuse de rennes nomade, la jeune Krisha vit avec sa famille sur les steppes de la toundra sibérienne. Lorsque sa mère tombe malade, Krisha écoute les conseils d'une vieille chamane et part à la recherche d'un mystérieux ours rouge qui lui est apparu en rêve. Il veille sur les peuples de cette terre gelée et se fait appeler le Maître de la Forêt.


Rouge comme le ciel (vo) (VO)
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Film de Cristiano Bortone avec Luca Capriotti, Francesco Campobasso, Marco Cocci
Durée : 1h 30

Vendredi 1er mars après la projection atelier bruitage animé par Sophie Morice Couteau


Synopsis :
Mirco perd la vue à l'âge de dix ans et doit poursuivre sa scolarité dans un institut spécialisé. Loin de son père, il ne peut plus partager avec lui sa passion du cinéma. Il trouve pourtant le moyen de donner vie aux histoires qu'il s'invente : il enregistre des sons sur un magnétophone puis coupe les bandes, les colle et les réécoute. L'école très stricte n'approuve pas du tout ses expériences et fait tout pour l'en écarter. Mais Mirco, loin de se résigner, poursuit sa passion...


Critiques :
Inspiré de la vie de l'ingénieur du son italien Mirco Mencacci, ce film retrace le combat obstiné d'un jeune garçon pour atteindre ses rêves et gagner sa liberté...
Ce film sensible joue, par petites touches, sur plusieurs thématiques et, loin d'être monolithique, nous donne à réfléchir sur la condition humaine.
Brazil

Rouge comme le ciel célèbre la créativité et l'ingéniosité des enfants
Excessif


Vivre avec les loups
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Documentaire de Jean-Michel Bertrand
Durée : 1h24

Dimanche 3 mars à 15h séance suivie d'une rencontre avec des membres de l'association Ferus


Synopsis :
Le réalisateur nous parle du loup d’une manière totalement nouvelle et inattendue. Il y aura bientôt des loups un peu partout en France. Il faut donc apprendre à « vivre avec les loups ». Dépassant les postures polémiques, l’auteur nous amène de manière sensible et cinématographique à percevoir différemment la nature qui nous entoure et les animaux qui l’habitent : chevreuils, chamois, bouquetins… Un voyage de Jean-Michel Bertrand avec de surprenantes rencontres, humaines et animales, avec son style inimitable, le réalisateur nous entraîne dans des réflexions naturalistes et philosophiques sur la nature.


Critiques :
Un documentaire aussi beau qu’intelligent, aussi poétique que politique.
Libération

Ces méditations du promeneur solitaire sont éclairantes, convaincantes. Elles nous rappellent, et c’est utile, que la montagne appartient aux animaux.
Télérama

Jamais démagogique, sincère dans ses intentions, le documentaire de Jean-Michel Bertrand fait éclore dans cette lutte pour la protection des loups en France, un projet pour une humanité plus juste.
aVoir-aLire.com


Pas à pas
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Programme de courts métrages

Lundi 4 mars à 10h30 séance suivie d'un atelier Bouge ton corps


Synopsis :
Two Little Birds : Fanaticos deux oiseaux, l'un noir l'autre blanc, vivent ensemble sur un même arbre, chacun de son côté. Tous les oppose, même les équipes de foot qu'ils soutiennent. Une querelle endiablée naît de cette situation.

Gonflées : Deux petites filles jouent à la balle et se disputent. Incapables de se pardonner, leur colère les fait gonfler comme des ballons et s'envoler jusqu'aux nuages. Coincées là-haut, elles ne savent pas comment redescendre…

Dans la danse : Quatre amis se retrouvent pour une session de danse FreeStyle.

Meta : La créature s'approche de la pierre. Mais elle a l'air étrange. Elle change de forme. Et soudain elle disparaît ! Un film ludique et expérimental qui aborde le thème du changement, de la fugacité, des cycles, de la connexion et de l'interaction.

Suis mes pas : Chloé, sept ans, imite son grand frère Théo qui fait du taï-chi dans une plaine enneigée. Un groupe d'étourneaux observe la scène.

Le Merle Animation de papier découpé mettant en vedette un merle qui perd tour à tour son bec, son cou, son oeil, ses ailes, ses pattes et qui les retrouve en double et en triple, en suivant le rythme d'une chanson folklorique interprétée par le Trio lyrique.

Grand frère : Une main dessine deux personnages très simplifiés : un garçon et une fille. Le dessinateur commence à représenter une troisième personne. Dès qu'il s'éloigne pour répondre au téléphone ou à une sonnette, cet embryon de personnage est un peu malmené par les deux premiers. Le dessin se complétant, il s'avère que ce troisième personnage est leur "grand frère".


Critiques :
C’est le jeu et le plaisir de bouger, de se transformer, en interaction les uns avec les autres qui sont célébrés dans ce programme. Grâce à la magie du cinéma d’animation, les jeunes spectateurs vont découvrir, au rythme de la musique, des représentations inattendues de corps en mouvement, qui se construisent ou se déconstruisent, coopèrent ou se disputent, s’envolent ou dansent… Une première expérience de cinéma à ne pas manquer!

Daaaaaali !
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Film français de Quentin Dupieux avec Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Edouard Baer
Durée : 1h17


Synopsis :
Une journaliste française rencontre Salvador Dali à plusieurs reprises pour un projet de documentaire.


Critiques :
Un anti-biopic cocasse et six aaaaaacteurs pour une moustache
Quand le cinéaste de l’absurde s’en prend à l’ego démesuré de l’artiste espagnol, cela donne un film surréaliste.
Télérama

Si l’on aime tant l’univers de Quentin Dupieux, ce bricoleur de génie plus artisan que cinéaste académique à l’univers si original et si particulier dans le paysage cinématographique français, c’est parce que de scène en scène il réussit à trouver une idée cocasse qui va tourner à la farce et distraire les spectateurs.

Avec Daaaaaali !, le cinéaste rend hommage au surréalisme et signe un long-métrages où l’excentricité du film rivalise avec l’extravagance de Dali.

Le jour où j’ai rencontré ma mère
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Film pays bas de Zara Dwinger avec Frieda Barnhard, Rosa van Leeuwen, Aisa Winter
Durée : 1h31


Synopsis :
Lu, onze ans, rêve de sa mère dans le lit de son foyer d’accueil. Celle-ci, dit-elle, est une célèbre cascadeuse hollywoodienne. Mais lorsqu’elle vient enfin lui rendre visite, Lu se re-trouve malgré elle embarquée dans un road trip endiablé direction la Pologne. Elle se rend vite compte qu’avec Karina, sa mère, c’est tout ou rien. La réalité va rapidement les rattra-per et les obliger à décider de ce qu’elles sont prêtes à faire pour rester ensemble…
Ciné concert Grass ?



La Ferme des Bertrand
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Documentaire de Gilles Perret
Durée : 1h29


Synopsis :
50 ans dans la vie d’une ferme… Haute Savoie, 1972 : la ferme des Bertrand, exploitation laitière d’une centaine de bêtes tenue par trois frères célibataires, est filmée pour la première fois. En voisin, le réalisateur Gilles Perret leur consacre en 1997 son premier film, alors que les trois agriculteurs sont en train de transmettre la ferme à leur neveu Patrick et sa femme Hélène. Aujourd’hui, 25 ans plus tard, le réalisateur-voisin reprend la caméra pour accompagner Hélène qui, à son tour, va passer la main.


Critiques :
A travers la parole et les gestes des personnes qui se sont succédé, le film dévoile des parcours de vie bouleversants où travail et transmission occupent une place centrale : une histoire à la fois intime, sociale et économique de notre monde paysan.

Les Toutes Petites Créatures
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Films d'animation de Lucy Izzard
Durée : 38 mn


Synopsis :
Suivez les aventures de Rose, Bleu, Orange, Jaune et Vert, un groupe de toutes petites créatures drôles et attachantes. À travers le jeu, ces petites créatures en pâte à modeler découvrent avec amusement le monde qui les entoure.


Critiques :
L’humour est au cœur de ce programme, abordant avec légèreté des thèmes tels que la découverte de l’autre, le travail d’équipe, l’empathie et la tolérance.

Les petits singuliers
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Un programme de 4 courts métrages
Durée 47
A partir de 5 ans
Mercredi 28 février à 10h30 séance suivie d'un atelier Flip book


Synopsis :
métrages qui célèbre la singularité à travers des personnages uniques et captivants, dont les récits aideront les enfants à se construire un modèle d’acceptation et d’empathie.
Programme :
Laïka et Nemo : : Nemo est différent. Il habite dans le phare d’une ville de bord de mer et est le seul à porter un scaphandre. Un jour, il rencontre Laïka, une astronaute qui lui ressemble…
Au bonheur de Paolo :Paolo est heureux – parce qu’il peut pleurer et de ses larmes naissent de magnifiques fleurs. Lorsque les habitants de la ville découvrent cet étrange pouvoir, ils veulent cueillir le bonheur de Paolo…
Le Garçon et l’Eléphant : Dans une classe, l’arrivée d’un nouveau à tête d’éléphant déclenche moqueries et sarcasmes. Pourtant, un des élèves semble captivé et troublé par ce nouveau camarade.
À la bonne place ! :Patrick vit dans un foyer. Il espère qu’un jour une famille le prendra sous son aile. Un à un, les autres enfants finissent par être adoptés par des gens qui leur ressemblent, sauf lui. Alors Patrick attend et rêve de prendre son envol…



Critiques :
Joli panorama pour appréhender l’idée de différence et d’acceptation de soi.
L'Obs


Entre poésie, dureté, drôlerie, quatre courts métrages autour des malheurs que suscite la différence, des stratégies pour y échapper et des élans d’amitié et d’empathie qu’elle entraîne. Un sujet, hélas, toujours d’actualité, judicieux sans être sermonneur.
Télérama


L'Antilope d'or & La Renarde et le lièvre
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Programme de deux courts métrages L'Antilope d'or & La Renarde et le lièvre
Durée : 43 mn

Jeudi 29 février à 10h30 - ciné lecture sur un tapis tout doux

A partir de 4 ans


Synopsis :
L’antilope d’or de Lev Atamanov : Au temps des Mille et Une Nuits, un maharaja avide poursuit une antilope dont les sabots produisent des pièces en or. Il capture son ami, un petit garçon, en espérant qu'il le mène à l'animal magique... Mention spéciale, Courts métrages, Festival de Cannes 1955

La renarde et le lièvre de Youri Norstein : A l'arrivée du printemps, la renarde jette le lièvre hors de chez lui et s'installe dans sa maison. Triste et impuissant, le lièvre s'en va pleurer dans la forêt. Tour à tour, le loup, l'ours, le taureau et le coq vont tenter de l'aider.



Critiques :
C’est avec un petit lièvre qui doit faire face à une renarde coriace que nous commençons ce voyage dans l’animation russe, avec des décors cadrés et fleuris qui ne sont pas sans rappeler les broderies slaves, où Youri Norstein nous présente un travail de cut-out (animation de papiers découpés) tout à fait minutieux. Tout comme Le Petit Hérisson dans la brume (1975) et Le Conte des Contes (1979), le réalisateur nous offre avec La Renarde et le lièvre une histoire de petits animaux dans la forêt très réussie. Nos oreilles ne sont pas en reste puisque c'est le compositeur Mikhail Meerovich qui a de nouveau travaillé les musiques, nous emmenant plus loin dans les sentiments des personnages. Cet héritage de film d’animation russe ne s’arrête pas là puisque nous rentrons ensuite dans l’univers de Lev Atamanov, à qui nous devons le célèbre et très beau film d’animation La Reine des neiges (1957). Cette fois-ci, c’est sous le soleil de l’Inde que nous sommes transporté·es avec un travail en rotoscopie resplendissant de couleurs vives et de magie. Un jeune garçon empli de bienveillance, un mahârâjâ cupide et tyrannique, une antilope gracieuse et une histoire d’or, le tout dans un décor de peintures verdoyantes, voilà une recette d’aventure bien faite ! Un travail de restauration tout à fait réussi !

Les maitres du temps
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Film d'animation de Victor Laloux
Durée : 1h18

Jeudi 29 février à 14h espace game et à 15h projection du film


Synopsis :
Sur la planète Perdide, Claude et son jeune fils Piel, fuient une inquiétante nuée de frelons, aux commandes d'un véhicule tout-terrain. Leur course se termine par un accident. Claude, grièvement blessé, envoie Piel se mettre à l'abri et lui confie un étrange microphone.


Critiques :
Ce long métrage adapté du roman L'Orphelin de Perdide de Stefan Wul conte l'histoire de Piel, un jeune garçon perdu sur une planète sauvage. Chef-d'œuvre de l'animation cellulo [ pratique qui consiste à dessiner à la main les personnages sur des feuilles de celluloïd transparent], le deuxième film de René Laloux se démarque par son univers graphique foisonnant, poétique et futuriste signé Mœbius (Jean Giraud).

Riddle of Fire (vo) (VO)
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Film américain de Weston Razooli avec Lio Tipton, Charles Halford, Weston Razooli
Durée : 1h54
Samedi 2 mars 14h30 ciné philo - après la projection Ana Luderitz animera une discussion autour de la notion de liberté
Ce film a été présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2023.


Synopsis :
Il était une fois un trio d’enfants cherchant à craquer le code parental de leur nouvelle console et aussi la parfaite recette de la blueberry pie, une secte de braconniers qui ne cessent de se chicaner, une petite fille qui a des dons elfiques… Un premier long métrage dont le budget est aussi lilliputien que sont géantes sa sophistication formelle et sa liberté épique. Comme si, dans une forêt enchantée du Wyoming, Tom Sawyer, le Club des cinq et les Goonies s’étaient donné rendez-vous pour faire un jeu de plateau autour d’un feu de camp.


Critiques :
On en a vu, des films américains autour d’enfants vagabonds, comme on a déjà vu ces paysages fantasmatiques du nord des US être défrichés par les teintes pastels du 16mm. Pourtant, il suffit à Riddle of Fire de sa première séquence pour se démarquer, au travers d’un vol de console de jeu dans un entrepôt. Aussi espiègle que le trio de garnements qu’il met en scène, le montage regorge de trouvailles (notamment dans ses inserts), qui respirent d’une liberté et d’une énergie toute juvénile. Bien sûr, le jeune cinéaste Weston Razooli (dont c’est le premier long) se met pour cela à hauteur d’enfants, et adapte sa mise en scène à la pureté de leurs gestes. (...) Razooli en tire un coup d’essai aussi drôle que charmant, qui réussit à capter une magie finalement bien rare dans le domaine des premières œuvres, dont la boulimie créative peut vite se montrer indigeste. Il y a dans Riddle of Fire un équilibre impressionnant,

Mais au-delà de cette évidence, qui pourrait s’avérer insuffisante, le film embrasse, dès ses premiers instants, leur vision du monde, leur innocence qui entremêle le réel et l’épique d’un conte médiéval.

Riddle of Fire ne se pense pas seulement comme film pour enfants, mais comme une véritable boite à malices, comme petite machine ludique dont le moteur-même est l’enfance, et dont le principe d’écriture déliée (comme peut l’être un scénario de jeu entre gosses : « et maintenant on dirait que… ») vise à ramener son public vers l’âge de son premier VTT.

Roquette et les Mal-Aimés
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Programme de films d'animation d' Hélène Ducrocq, Jean-Pierre Poirel Durée : 40 mn
Dimanche 3 mars à 11h ciné-petit dej + atelier Marionnettes


Synopsis :
Les Bruits : C’est l’histoire d’un bruit. Une petite comptine qui vous restera dans la tête et qui vous donnera envie de remuer les doigts. Tralala. Si le corbeau a su s’adapter à nos klaxons et brouhaha, est-ce qu’on peut arriver à accepter un “croâ croâ” par-ci par-là ?

Qui a vu l’ours ? : Mes parents sont des aventuriers, mais moi, les aventures, je ne les vis que dans les jeux vidéos ! Sauf cette fois là, évidemment. Je vais te raconter ce qui s’est passé pendant mes vacances dans les Pyrénées. La nature sauvage a marqué plein de points dans mon petit cœur de geek! Tout ça ne serait pas arrivé sans le téléphone de ma mère. Attends ! je te fais un dessin…

Attaques : Il était une fois, un animal marin pourvu d'une belle dentition. Il était une fois, un mammifère terrien bien pourvu en munitions. Bien que possédant chacun un royaume assez grand, la frontière entre les deux est toujours lieu de fréquents accrochages... Le film raconte l'histoire de cette frontière.

Roquette et Lucie : Roquette, la renarde punk en a marre des poubelles et des steaks en barquette. Elle taille la route pour la campagne, mais ses élans bobos sont bien vite calmés par les chasseurs. En trouvant refuge dans un terrier, elle tombe sous le charme de Lucie qui chante le blues… mais enfin, elle voudrait bien du poulet et des chips. Si cette fringale les met en danger, leur amitié improbable rendra les chasseurs complètement dingue.


Critiques :
On avait adoré « les Mal Aimés » série de films brefs invitant les enfants à ne plus avoir peur de ces animaux perçus comme inquiétants, telles les araignées. Ce nouveau volet, « Roquette et les Mal aimés » (6-8 ans), est toujours aussi chouette.
L'Obs

Un programme de quatre courts ébouriffant d’imagination et d’originalité autour de la nature et de la nécessité de vivre en harmonie tant au ciel que sous l’eau, ou encore dans la terre et la montagne. On en ressort ému et enthousiaste.
Les Fiches du Cinéma


Ciné-concert La colline aux cailloux
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Programme de 3 courts-métrages de Célia Tisserant, Arnaud Demuynck, Rémi Durin et Marjolaine Perreten
Durée : 50 mn

Mardi 5 mars à 10h30 venez découvrir ce programme en ciné-concert mis en musique par les dz'involts


Synopsis :
Va-t'en, Alfred : Alfred a dû fuir son pays à cause de la guerre. Sans logement, il erre, de refus en refus. Un jour, il rencontre Sonia, qui lui propose un café… Librement adapté de l’ouvrage Va-t’en, Alfred ! de Catherine Pineur © Pastel / l’école des loisirs

Tête en l'air : Alphonse, un petit écureuil, a toujours la tête dans les nuages. Il adore les contempler et parfois même les prendre en photo. Ni ses parents, ni ses amis, ne comprennent vraiment cette passion. Pourtant, contempler des nuages, ce n’est pas de tout repos. Alphonse doit même parfois faire preuve d’un certain courage digne des plus grands explorateurs…

La Colline aux cailloux : Une petite famille de musaraignes composée d’une grand-mère, d’une maman et de ses trois enfants, vit au bord d’un ruisseau. Mais un jour, de fortes pluies s’abattent, apportant des crues qui emportent le village. Par chance, la famille échappe au pire, mais leur maison est totalement détruite. Forcée à l’exil, la petite famille se met alors en route afin de trouver un nouvel endroit pour passer l’hiver.



Critiques :
Les Dz'involts nous proposent un ciné-concert haut en couleurs pour un programme poétique sur l’acceptation de l’Autre et de la différence.

Au coeur du Belon
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Green Border (vo)
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Film polonais de Agnieszka Holland avec Jalal Altawil, Maja Ostaszewska, Behi Djanati Ataï
Durée : 2h32
Prix Spécial du Jury Mostra de Venise


Synopsis :
Ayant fui la guerre, une famille syrienne entreprend un éprouvant périple pour rejoindre la Suède. A la frontière entre le Belarus et la Pologne, synonyme d'entrée dans l'Europe, ils se retrouvent embourbés avec des dizaines d'autres familles, dans une zone marécageuse, à la merci de militaires aux méthodes violentes. Ils réalisent peu à peu qu'ils sont les otages malgré eux d'une situation qui les dépasse, où chacun - garde-frontières, activistes humanitaires, population locale - tente de jouer sa partition...


Critiques :
Souvent attachée à la dimension tragique de l’histoire, la cinéaste polonaise s’inscrit cette fois dans un passé récent mortifère qui ne passe pas. À la déshumanisation des réfugiés, elle oppose la question complexe de l’accueil, du délit de solidarité, de la différence entre la légalité et l’équité. Humaniser pour ne pas banaliser la violence et les incessants refoulements à la frontière.
L'Humanité

L’intrigue est fondée sur des faits récents mais l’image n’est pas sans rappeler le documentaire d’histoire. Pour filmer cette « zone d’exclusion » où les migrants sont malmenés – et c’est un euphémisme -, Agnieszka Holland a en effet opté pour une réalisation simple, des images en noir et blanc, sans extravagances. Cette photographie sobre et presque désuète donne à voir la forêt comme un lieu chargé d’histoire, d’une histoire sombre faite de guerres, de pogroms et de fuites clandestines. La réalisatrice échappe à l’écueil du parallèle mal venu, tout en parvenant à créer une atmosphère intemporelle. C’est une histoire de 2021, avec son lot de téléphones portables et d’hélicoptères, c’est aussi un drame universel qui traverse les époques.

La Bête
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Film français de Bertrand Bonello avec Léa Seydoux, George MacKay, Guslagie Malanda
Durée : 2h26


Synopsis :
Dans un futur proche où règne l’intelligence artificielle, les émotions humaines sont devenues une menace. Pour s'en débarrasser, Gabrielle doit purifier son ADN en replongeant dans ses vies antérieures. Elle y retrouve Louis, son grand amour. Mais une peur l'envahit, le pressentiment qu'une catastrophe se prépare.


Critiques :
ssumant totalement le caractère d’"expérience très particulière" de son film, l’artisan-artiste Bonello déploie tous ses immenses dons formels pour tisser sa fractale narrative et donner une dimension très physique et réaliste à un monde irréel, comme on tomberait dans une fissure abolissant le temps, voire dans une rêverie post-mortem ou dans un court-circuit de clairvoyance. À la fois parfaitement direct dans ses péripéties (un portrait de femme dansant entre l’unique et le multiple), profondément métaphysique dans ses suggestions et miroir du chaos organisé menaçant l’humanité, La Bête est un voyage cinématographique, une immersion hypnotique de premier ordre où flottent les mânes notamment de Lynch, Ophüls, Kubrick. Et pour pleinement apprécier ce joyau hors normes, "il suffit de fermer les yeux et de les rouvrir."

Bertrand Bonello délivre un film extraordinaire, à la fois puissant, subjuguant et cryptique, qui navigue dans les couloirs du temps dans le sillage de la très charismatique Léa Seydoux

Je verrai toujours vos visages
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Film de Jeanne Herry avec Birane Ba, Leïla Bekhti, Dali Benssalah, Élodie Bouchez
Durée : 1h58

9 nominations au Céssar 2024 dont 4 en Meilleure actrice dans un second rôle


Synopsis :
Depuis 2014, en France, la Justice Restaurative propose à des personnes victimes et auteurs d’infractions de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles. Ils s’appellent Judith, Fanny, Michel, Nassim, Issa, Thomas, Grégoire, Nawelle, Sabine, Chloé. Ils vont s’engager dans un processus où se mêleront colère et espoir, mots et silences, et à l’issue duquel naîtra, peut-être, la réparation.

Réalisatrice de Pupille en 2018, Jeanne Herry a choisi de centrer son nouveau long-métrage, Je verrai toujours vos visages, sur la Justice Restaurative. L'occasion pour la cinéaste de lier deux sujets qui l'intéresse : le fonctionnement du cerveau et la justice. Elle explique : « face-à-face, des victimes et des auteurs d’infraction vont pouvoir échanger leurs ressentis, leurs émotions et tisser un nouveau rapport où l’empathie peut parfois prendre le pas sur la peur. Le cerveau était un sujet vaste et c’était plus un centre d’intérêt personnel qu’une matière propice à un film. La Justice Restaurative devenait tout d’un coup un terrain de jeu très intéressant ; le cadre idéal pour écrire un film fort. »


Critiques :
Brillant de bout en bout, sans baisse de régime, ni fausse note ou digression superflue, et orchestré au rythme de monologues déclamés avec un naturel, une spontanéité et une rage à faire frémir le plus aguerri des psychanalystes, «Je verrai toujours vos visages» est sublimé par un casting hors-pair qui fait preuve d’une générosité et d’une confiance absolue en son sujet comme en sa réalisatrice.

Le Règne animal
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Film français de Thomas Cailley avec Romain Duris, Paul Kircher, Adèle Exarchopoulos, Tom Mercier
Durée : 2h08

12 nominations au César 2024


Synopsis :
Dans un monde en proie à une vague de mutations qui transforment peu à peu certains humains en animaux, François fait tout pour sauver sa femme, touchée par ce phénomène mystérieux. Alors que la région se peuple de créatures d'un nouveau genre, il embarque Émile, leur fils de 16 ans, dans une quête qui bouleversera à jamais leur existence.




Critiques :
Neuf ans après son premier long-métrage, Les Combattants, Thomas Cailley présente Le Règne animal, un film fantastique. « Mon premier film commençait sur un ton réaliste et glissait progressivement vers le fantastique. Ce trajet n’était pas programmé, je l’ai découvert en faisant le film. Mais les possibilités du fantastique m’ont enthousiasmé », explique le cinéaste, qui a travaillé son histoire avec Pauline Munier, dont il avait lu un scénario dans lequel il était question d'hybridation. Il précise : « j’ai eu le sentiment que cette métaphore était au croisement de tous les sujets que j’avais envie d’aborder alors : la transmission, les mondes qu’on souhaite léguer, ceux dont on hérite, qu’on détruit, ou qu’il reste peut-être encore à inventer. »

Little Girl Blue
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Documentaire de Mona Achache avec Marion Cotillard, Mona Achache, Marie Bunel, Marie-Christine Adam
Durée : 1h44
Nominations pour le Meilleur film documentaire meilleur montage- meilleur actrice César 2024


Synopsis :
À la mort de sa mère, Mona Achache découvre des milliers de photos, de lettres et d’enregistrements, mais ces secrets enfouis résistent à l’énigme de sa disparition. Alors par la puissance du cinéma et la grâce de l’incarnation, elle décide de la ressusciter pour rejouer sa vie et la comprendre.




Critiques :
Mona Achache s'est lancé dans le projet de Little Girl Blue après s'être intéressée aux archives qu'avait laissées sa mère suite à son suicide. « Dans sa cave, elle avait stocké 25 caisses en plastique contenant des milliers de lettres et de photos. J’en devinais le potentiel fascinant, mais j’en connaissais surtout le mortifère. Je ne voulais pas les ouvrir. Je rejetais tout ce qui me liait à ma mère. Mais en les déménageant, je n’ai pu résister au réflexe d’en ouvrir une. J’ai eu envie de comprendre ce qui avait pu conduire ma mère vers le processus de détérioration dans lequel elle a ensuite plongé. Très vite, j’ai découvert une vie et un personnage incroyables. Et le désir d’un film s’est imposé », explique la réalisatrice, qui a fait appel à Marion Cotillard pour interpréter le rôle de sa mère.

20 000 espèces d'abeilles (vo) (VO)
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Film espagnol d'Estibaliz Urresola Solaguren avec Sofía Otero, Patricia López Arnaiz, Ane Gabarain
Durée : 2h08


Ours d'Argent de la meilleure interprétation Berlin 2023


Synopsis :
Cocó, huit ans, a bien du mal à savoir qui elle est. Au cours d’un été passé parmi les ruches du Pays Basque, elle éveille sa singularité au sein des femmes de sa famille, elles-mêmes en proie au doute. Dans un monde où il existe 20 000 espèces d’abeilles différentes, il existe forcément une identité qui corresponde à Cocó…


Critiques :
Solaguren dépeint avec sensibilité la quête d’une petite fille née dans le corps d’un garçon, livrant une réflexion profonde sur la notion d’identité.
Les Fiches du Cinéma

Frontale, affirmée et douce, cette fiction (un rien longuette) réfute les codes de la fiction à thèse ou militants (aucune hostilité particulière sur le chemin de vie de Cocó) pour capter avec complicité les éveils d’un corps s’enhardissant à dire ce qu’il est profondément.
L'Obs

Un récit beau et poignant filmé avec une infinie délicatesse.
Le Journal du Dimanche


Bob Marley: One Love (vo) (VO)
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Film américain de Reinaldo Marcus Green avec Kingsley Ben-Adir, James Norton, Lashana Lynch
Durée : 1h47


Synopsis :
Bob Marley: One Love célèbre la vie et la musique d'une icône qui a inspiré des générations à travers son message d'amour et d'unité.
Pour la première fois sur grand écran, découvrez l'histoire puissante de Bob Marley, sa résilience face à l’adversité, le chemin qui l’a amené à sa musique révolutionnaire.



Critiques :
La réussite de Bob Marley. One Love tient aussi à la plongée qu'il offre dans la Jamaïque de la fin des années 1970, au contexte politique explosif.
Le Figaro

La narration est certes classique mais rythmée, avec des allers-retours entre son enfance pauvre, sa rencontre avec Rita, la révélation du rastafarisme et cette période aussi tendue que riche où il se bat pour imposer la paix dans son pays et enregistrer pendant son exil à Londres l’album qui va faire de lui une star, avec les tubes « Jamming » et « One Love ».
Le Parisien


Vivants
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Film français de'Alix Delaporte avec Alice Isaaz, Roschdy Zem, Vincent Elbaz
Durée : 1h23


Synopsis :
Gabrielle, 30 ans, intègre une prestigieuse émission de reportages. Elle doit très vite trouver sa place au sein d’une équipe de grands reporters. Malgré l’engagement de Vincent, leur rédacteur en chef, ils sont confrontés au quotidien d’un métier qui change, avec des moyens toujours plus réduits, face aux nouveaux canaux de l’information. Habités par leur passion pour la recherche de la vérité, leur sens de l’humour et de la solidarité, ils vont tout tenter pour retrouver la foi de leurs débuts et se réinventer.


L'Equipe de secours, en route pour l'aventure !
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Film d'animation Lettonie de Janis Cimermanis.
Durée : 0h44
à partir de 3 ans.


Synopsis :
Pote, Sily et Bemby, les trois compères de la brigade de secours, sont toujours au service de la population. Quel que soit votre problème, ils ont une solution… souvent inattendue. Pour le meilleur, et surtout pour le pire, leurs services se déploient maintenant dans toute l’Europe !

Programme de 5 courts métrages :

- LA CORRIDA – 2012 / 7 minutes : Dans l’arène de la corrida, le torero se retrouve en mauvaise posture face au taureau, qui n’entend pas se laisser tourner en ridicule. Face à l’animal énervé, nos trois amis vont devoir se montrer pour le moins convaincants… ou plutôt séduisants.

- VASA – 2013 / 8 minutes : L’emblématique navire suédois est la proie des rongeurs dans le musée où il est exposé. Même le gros chat du gardien n’y peut rien, et l’intervention des secouristes lettons apparaît alors comme la seule solution. Il va falloir se jeter à l’eau.

- LES VACANCES À LONDRES – 2019 / 8 minutes : Pote, Sily et Bemby partent à la pêche. Mais rapidement les affaires reprennent et leur embarcation prend la direction de Londres : la fameuse horloge du Big Ben est en panne. La sophistication du mécanisme n'effraie pas nos dépanneurs, jamais à court d’idées.

- LA TOUR DE PISE – 2014 / 8 minutes : Le monde retient son souffle : le monument italien semble être sur le point de s’effondrer ! L’imagination sans limites (littéralement) de l’Équipe de secours va être mise à l’épreuve pour parvenir à stopper sa chute.

- LES MYSTÈRES DE PARIS – 2018 / 9 minutes : Dans la capitale française, à la nuit tombée, l’éclairage est capricieux. La loge du gardien de la Tour Eiffel, puis la tour elle-même sont plongés dans le noir ; pendant ce temps, au musée du Louvre un vieux touriste s’approche de la Joconde...


Cesária Évora, la diva aux pieds nus
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Film portugais d'Ana Sofia Fonseca avec Cesária Évora
Durée : 1h35


Synopsis :
Cesária Évora chante son titre Sodade en 1992, la faisant reconnaître internationalement à 51 ans. Longtemps simple chanteuse de bar au Cap-Vert, la légende que l’on connaît n’a pas toujours connu la gloire sinon la pauvreté. Femme profondément libre, généreuse et bien entourée, la “Diva aux pieds nus” a su finalement faire briller sa musique à travers le monde tout en restant fidèle à son Cap-Vert, la consacrant reine de la Morna et reine des coeurs.


Critiques :
C’est un documentaire qui lui ressemble : humble et peu bavard. Dans « Cesária Évoria, la diva aux pieds nus », la réalisatrice Ana Sofia Fonseca, retrace le parcours de la célèbre chanteuse cap-verdienne à travers la voix de ses proches et de nombreuses archives. Une approche sensible et fouillée.

Morna, coladeira, saudade, peu importe le nom que l’on a bien voulu accoler aux styles et aux sons qui ont accompagné ou fait sa trajectoire : c’est sa vie que chantait Cesária Évora, de la même façon que chanter était sa vie. C’est au demeurant cette authenticité qui transpire du documentaire. Marcher sur des œufs, même pieds nus, n’était que rarement au programme…
Rolling Stone



Dans ce beau documentaire, fait d'archives, la plupart inédites, de témoignages, de musique et de pépites, [...] la réalisatrice Ana Sofia Fonseca fait revivre la diva, décédée en 2011, qui fumait et buvait trop, et avait la beauté du cœur.


High school (vo)
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Au fil des saisons (vo) (VO)
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Film français de Hanna Ladoul, Marco La Via avec Catherine Deneuve, Andrea Riseborough, Morgan Saylor
Durée: 1h 33
Séance le mardi 5 mars à 20h30 séance en présence de la réalisatrice en partenariat avec Cinéphare


Synopsis :
Charlie, 20 ans, étudiante revient dans la ferme familiale en Virginie pour aider sa mère qui est souffrante. Elles ont une vision différente de la vie : Charlie étudie la finance tandis que Laura gère un élevage de poules. Après une longue absence, Solange, la mère de Laura, grand-mère de Charlie, débarque à la ferme… Elle est française, féministe et excentrique. Solange a quitté l'Amérique alors que sa fille était encore une enfant et elles ne se sont jamais beaucoup revues. Ces trois femmes, que rien ne semble rapprocher, réussiront-elles à vivre ensemble ?


Critiques :
Produit par Martin Scorsese, ce récit en partie autobiographique de la coréalisatrice Hanna Ladoul distille à la fois les défauts et le charme de nombreux longs-métrages indépendants venus d’Outre-Atlantique.
Le Parisien

Chronique douce-amère et bourrée de charme filmée dans les paysages bucoliques de la campagne américaine, Au fil des saisons, coproduit par Martin Scorsese, offre à Catherine Deneuve un rôle sur mesure.
Les Fiches du Cinéma

Cette comédie-mélo réunit Morgan Saylor, Andrea Riseborough et Catherine Deneuve en grand-mère fumeuse de joints.
Ouest France

Le film tire son récit vers le conte par sa lumière et ses décors très stylisés. Son impeccable trio d’actrices, dont Catherine Deneuve, tranquillement altière, apporte un relief bienvenu à cette ode à la réconciliation.
La Croix




Le Molière imaginaire
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Film français de Olivier Py avec Laurent Lafitte, Stacy Martin, Bertrand de Roffignac
Durée : 1h38


Synopsis :
Paris, 17 février 1673.

Comme tous les soirs, Molière monte sur la scène du théâtre du Palais-Royal pour jouer Le malade imaginaire.

Ce sera sa dernière représentation.



Le fantôme d'Armen et Le Chant de Brest
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Le Chant de Brest de Gwendal Le Goff (55'), précédé du court-métrage Le fantôme d'Armen réalisé par Anthony Le Brun
Durée : 1h15

En présence des réalisateurs


Synopsis :
Le fantôme d'Armen d'Anthony Le Brun : Le quotidien d’un jeune gardien affecté au phare d’Armen. En haut de sa tour, au-delà des côtes, entre le bruit sourd des vagues et le chant des noyés, il trouve bien plus qu’une lanterne à garder : lui même.

Le chant de Brest : Brest, ville portuaire et populaire, a une poésie singulière. Les acteurs de la scène musicale
locale font vivre et résonner cet héritage : David compose ses morceaux mélancoliques,
Mireille organise des concerts dansa sa rue squattée, les rappeurs et les rappeuses
enregistrent dans leurs studios et Teddy explore des souterrains abandonnés avec sa musique
électronique. Ils nous racontent la ville et son âme, ils questionnent son passé et son devenir :
Brest résistera-t-elle à la gentrification des villes bretonnes ?



Critiques :
Le projet du phare d'Armen a un dispositif atypique pour une fiction puisque le réalisateur utilise que des images d’archives provenant de la Cinémathèque de Bretagne.

Dans la ville de Brest, le réalisateur Gwendal le Goff raconte la ville et la vie de Brest au travers des figures connues de ce port du bout du monde et de la musique qui rythme la vie des Brestois.

L'Empire
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Film français de Bruno Dumont avec Lyna Khoudri, Anamaria Vartolomei, Camille Cottin
Durée ; 1h35
Sélection Berlin 2024


Synopsis :
Entre Ma Loute et La Vie de Jésus, entre le ciel et la terre, Bruno Dumont nous offre une vision caustique, cruelle et déjantée de La Guerre des étoiles.


Ma part de Gaulois
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Film français Malik Chibane d'après le récit de Magyd Cherfi (Zebda). avec Adila Bendimerad, Abdallah Charki, Lyes Salem
Durée : 1h30


Synopsis :
Destiné à un CAP Mécanique, Mourad se retrouve finalement en cursus général grâce aux stratagèmes de sa mère. Objectif : le bac ! Une formalité pour les "français" du centre-ville mais un événement sismique pour Mourad et son entourage : le premier de la cité à aller jusqu'au bac ! Dans son lycée général, séparé de ses copains du quartier, il rencontre de nouveaux amis qui lui font découvrir la musique. Avec en fond sonore les rumeurs accompagnant l’arrivée au pouvoir de Mitterrand au printemps 1981, la Mère avait tout imaginé, sauf que son Mourad soit totalement indifférent au sacro-saint baccalauréat, en assumant sa Part de Gaulois.



Critiques :
De 1976 à 1981 à Toulouse, les tribulations scolaires, familiales et amoureuses de Mourad, soumis à la pression d’une mère aussi aimante que décidée à ce qu’il obtienne son bac. Une comédie sociétale lumineuse, drôle, bienfaisante et néanmoins lucide.
Les Fiches du Cinéma

Supporter inconditionnel de l’éducation et de l’inclusion, nostalgique d’une époque où, même si tout n’était pas idyllique, l’universalisme et le « bien commun » étaient plus souvent revendiqués que les appartenances communautaires, le cinéaste, avec ses personnages truculents, ressuscite avec acuité cette période et, indirectement, interroge notre époque et ses illusions perdues.
Marianne


Il reste encore demain (vo) (VO)
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Film italien de Paola Cortellesi avec Paola Cortellesi, Valerio Mastandrea, Romana Maggiora Vergano
Durée : 1h58
Film en avant première dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes


Synopsis :
Mariée à Ivano, Delia, mère de trois enfants, vit à Rome dans la seconde moitié des années 40. La ville est alors partagée entre l’espoir né de la Libération et les difficultés matérielles engendrées par la guerre qui vient à peine de s’achever. Face à son mari autoritaire et violent, Delia ne trouve du réconfort qu’auprès de son amie Marisa avec qui elle partage des moments de légèreté et des confidences intimes. Leur routine morose prend fin au printemps, lorsque toute la famille en émoi s’apprête à célébrer les fiançailles imminentes de leur fille aînée, Marcella. Mais l’arrivée d’une lettre mystérieuse va tout bouleverser et pousser Delia à trouver le courage d’imaginer un avenir meilleur, et pas seulement pour elle-même.


Critiques :
Le film est aussi une histoire d’entraide entre deux générations de femmes, celle de Delia et celle de sa fille, qu’elle sauve in extremis d’un destin comparable au sien. Tourné à Rome, en noir et blanc, dans le quartier du Testaccio, encore populaire dans l’après-guerre, il est parcouru de références au néoréalisme italien, avec des incursions dans le domaine de la comédie. « Entre le sujet et la forme, le projet n’avait pas de quoi rassurer les producteurs et les distributeurs… Mais travailler sur cette histoire était une urgence ! », confie la réalisatrice.

L’Homme d’argile
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Film français d'Anais Tellenne avec Emmanuelle Devos, Raphaël Thiéry, Mireille Pitot
Durée : 1h34


Synopsis :
Raphaël n’a qu’un œil. Il est le gardien d’un manoir dans lequel plus personne ne vit. À presque 60 ans, il habite avec sa mère un petit pavillon situé à l’entrée du grand domaine bourgeois. Entre la chasse aux taupes, la cornemuse et les tours dans la Kangoo de la postière, les jours se suivent et se ressemblent. Par une nuit d’orage, Garance, l’héritière, revient dans la demeure familiale. Plus rien ne sera plus jamais pareil.


Critiques :
À la hauteur de son sujet, le film parvient à mettre en scène la matière bien au-delà de la sensualité de ses séquences de pétrissage, captant les particules en suspension qui rendent palpables les rais de lumière tout autant que les objets et les corps souvent magnifiquement et discrètement surcadré.
Les cahiers du cinéma

Pour son premier long-métrage, Anaïs Tellenne signe un film sur le regard et ausculte l’acteur Raphaël Thiéry avec une fascination contagieuse.
Bande à part

"Cet "Homme d’argile" Raphaël (Thiéry) fait plus que l'incarner : il perfore le cœur, écrase le film de sa prestance colossale qu’il contrebalance à la naïveté désarmante et enfantine d’un premier émoi amoureux, s’élève ainsi au-dessus de la masse vaniteuse que peut-être l’art contemporain et sa marchandisation des corps, pour mieux régner, avec pudeur, de sa beauté paradoxale ; la Bête a définitivement fait oublier la Belle.
Culturopoing.com


Le Dernier des Juifs
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Film français de Noé Debré avec Michael Zindel, Agnès Jaoui, Solal Bouloudnine
Durée :1h30


Synopsis :
Bellisha a 27 ans et mène une vie de petit retraité, il va au café, fait le marché, flâne dans la cité... Il vit chez sa mère Giselle, qui sort très peu et à qui il fait croire qu'il est solidement intégré dans la vie active. Le vent tourne quand Giselle s'aperçoit qu'ils sont les derniers juifs de leur cité. Elle se convainc qu'il faut qu'ils partent eux-aussi. Bellisha n'en a pas très envie mais pour rassurer sa mère, il lui fait croire qu'il prépare leur départ.


Critiques :
Tour à tour drôle et grave, le premier film de Noé Debré s'empare de questions épineuses pour mieux sonder la profonde solitude de ses personnages.
Les Fiches du Cinéma

Portraits fantômes (vo) (VO)
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Documentaire de Kleber Mendonça Filho avec Kleber Mendonça Filho
Durée : 1h33
Séance accompagnée par Joachim Lepastier
En partenariat avec le Festival de Cinéma de Douarnenez, l'ADRC, Best of docs


Synopsis :
Portraits fantômes est un voyage multidimensionnel dans la ville de Recife, capitale brésilienne de Pernambuco, à travers le temps, le cinéma, le son, l’architecture et l’urbanisme. Cette visite impressionniste qui associe l’archive, la fiction, l’extrait de film, les souvenirs personnels est à la fois une cartographie de la ville et un hommage à la salle de cinéma qui tout au long du XXème siècle a été ce lieu de convivialité, réceptacle des rêves, des espoirs et des émotions. Dans cette déambulation ludique, les individus se confondent avec les personnages, les lieux avec les décors, les paroles avec les dialogues.


Critiques :
Kleber Mendonça Filho en réactive la mémoire souterraine, grâce aux images qu’il n’a cessé de tourner, démontrant ainsi la puissance du cinéma comme moyen de résistance contre l’oubli.
La Croix

Kleber Mendonça Filho signe un long-métrage à la facture apparemment simple, mais à la richesse enthousiasmante, qui vient éclairer l’automne meurtri, avec sa résistance douce mais nécessaire, par la transmission des images et des sons.
Bande à part

À la fois profondément intime et résolument ouvert sur le monde qui l’entoure, Portraits Fantômes, dépasse sa dimension de témoignage d’une époque révolue ou d’exercice nostalgique. Il se refuse à toute forme d’idéalisme pour tendre à l’impartialité, derrière sa nature par essence subjective, qu’il n’a de cesse de confronter au réel.
Culturopoing.com

En cela, Portraits fantômes décrit, modestement, un avenir possible du cinéma. Si les salles où Kleber Mendoça Filho a éduqué sa cinéphilie n’existent plus, il faut redevenir alerte, et penser le film hors des cadres d’avant. Adossé aux images des salles désaffectées, ce futur de l’art prend ici prend une forme impécunieuse, celle d’un cinéma-collage composite.
L'Humanité


Bolero
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Film français de Anne Fontaine avec Raphaël Personnaz, Doria Tillier, Jeanne Balibar
Durée : 2h00


Synopsis :
En 1928, alors que Paris vit au rythme des années folles, la danseuse Ida Rubinstein commande à Maurice Ravel la musique de son prochain ballet. Tétanisé et en panne d’inspiration, le compositeur feuillette les pages de sa vie - les échecs de ses débuts, la fracture de la Grande Guerre, l’amour impossible qu’il éprouve pour sa muse Misia Sert… Ravel va alors plonger au plus profond de lui-même pour créer son oeuvre universelle, le Bolero.


Critiques :
D’où vient l’inspiration artistique ? Comment le génie sort-il de sa bouteille ? Il n’y a évidemment aucune explication définitive au mystère de ce jaillissement hormis un minimum d’ingrédients de base tels le talent, une quête, et la rencontre fulgurante entre la psyché profonde de l’artiste et les circonstances de son existence. "Je ne crois pas aux muses, je crois en la musique, je l’honore et je lui fais mes prières, mais elle ne me répond pas toujours" : ainsi parlait Maurice Ravel .
Anne Fontaine retrace la genèse compliquée de la célèbre musique pour ballet d’un Maurice Ravel corseté dans ses émotions et incarné par un très bon Raphaël Personnaz.
Délice musical (avec de oeuvres de Ravel interprétées au piano par Alexandre Tharaud), Boléro est un film sourdement douloureux sous son enveloppe traditionnelle, une plongée en observation au plus près de la psychologie insaisissable (même par lui-même) d’un génie parfois perdu dans sa propre musique, empli de sons et de vide, comme étranger à l’existence humaine commune et néanmoins rêvant d’y goûter, fataliste et attachant. Un portait insidieusement saisissant que la cinéaste réussit à dessiner en l’enrobant des sucreries afin que tous les spectateurs puissent approcher ce drôle d’oiseau.

Apolonia, Apolonia (vo) (VO)
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Documentaire de Lea Glob
Durée : 1h56
Film en avant-première dans le cadre de Best of docs


Synopsis :
Lorsque la réalisatrice danoise Lea Glob commence à filmer la peintre Apolonia Sokol, il ne devait s’agir que d’un exercice d’école de cinéma. Le portrait filmé s’est finalement tourné sur treize années pour se muer en une épopée intime et sinueuse, celle d’une jeune femme artiste, depuis sa vie de bohème au cœur du théâtre du Lavoir Moderne que dirigent ses parents, jusqu’à son ascension dans le milieu de l’art contemporain, en passant par ses études aux Beaux-Arts de Paris. Mais en miroir d’Apolonia, ce sont aussi les destins d’Okasana Shachko, l’une des fondatrices des Femen, et de la réalisatrice, qui se dessinent. Une sororité à trois faces, à l’épreuve du monde d’aujourd’hui.


Critiques :
Dans son fascinant film, qui l’a emporté à l’IDFA, Lea Glob se propose de tracer le portrait d’une artiste et termine avec deux portraits

Sois belle et tais-toi ! (vo) (VO)
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Documentaire de Delphine Seyrig avec Jane Fonda, Louise Fletcher, Jenny Agutter
Durée : 1h52
Mercredi 6 mars à 18h séance en partenariat avec le planning familial dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes


Synopsis :
En 1976, Delphine Seyrig s'entretient avec 23 actrices sur leurs conditions de femmes dans l'industrie cinématographique, leurs rapports avec les producteurs et réalisateurs, les rôles qu'on leur proposent et les liens qu'elles entretiennent avec d'autres comédiennes. Un documentaire culte, qui permet de réaliser ce qui a changé (ou pas).

Actrices interviewées : Jane Fonda, Louise Fletcher, Barbara Steele, Juliet Berto, Anne Wiazemsky, Shirley MacLaine, Maria Schneider, Ellen Burstyn ...



Critiques :
Le film est une espèce de miracle. Sois belle et tais-toi ! est le seul long métrage signé par Delphine Seyrig cinéaste (elle eut, comme Barbara Loden, son ombre américaine qui aurait pu figurer parmi ces femmes, d’autres projets inaccomplis). Ce n’est pas, ou pas seulement, un document, recueil «documentaliste», entre 1975 et 1976, entre Hollywood et Paris, de témoignages de 23 comédiennes sur leur condition d’actrice, de femme. Pas plus qu’il ne pose à l’objet culte auquel on voue certains films à force de rareté et d’être passés trop inaperçus, trop inconvenants, trop triviaux. Sois belle et tais-toi ! est avant toute chose un très grand film, l’un des plus inouïs qu’ait produit le cinéma, dans ses marges

Rose, petite fée des fleurs
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Film d'animation danois de Karla Nor Holmbäck
Durée : 1h15
A partir de 4 ans


Synopsis :
Rose est une petite fée qui a toujours vécu seule dans son rosier. Elle rêve passionnément d’avoir un ou une ami(e), mais a trop peur de l’inconnu pour s’éloigner de son repaire. Un jour, Satin, un papillon à la recherche d’aventures, croise le chemin de Rose et elles deviennent immédiatement amies, malgré leurs différences. Satin veut partir à la découverte du monde, et quant à elle, Rose préfère rester tranquille dans son rosier. Mais, lorsque sa nouvelle amie est kidnappée par une méchante Troll de Pierre, Rose doit surmonter ses peurs et se lancer dans un dangereux voyage jusqu’aux Montagnes noires pour sauver Satin.


Critiques :
Ce joli film d’animation venu du Danemark peut s’appuyer sur une animation agréable et colorée, mais le scénario, qui s’étale sur plus d’une heure, est parfois simpliste et ce récit d’aventures s’adresse donc plutôt aux très jeunes spectateurs.
Les fiches cinéma


Derrière ses apparences enfantines, la petite fable féerique impose un narratif rafraîchissant : deux petites filles tournées vers l’amitié plutôt que l’amour.
Première


Mambar Pierrette (vo)
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Film de Rosine Mfetgo Mbakam avec Pierrette Aboheu Njeuthat, Nancy Karelle Kenmogne Fondjo, Cécile Tchana
Durée : 1h34

Mercredi 6 mars à 20h45 séance en partenariat avec le planning familial dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes


Synopsis :
La ville de Douala trépigne à l’approche de la rentrée scolaire. Les clientes se bousculent pour que les vêtements des enfants et des cérémonies soient prêts à temps. Plus qu’une simple couturière, Pierrette est aussi la confidente de ses clientes et d’une génération. Mais de fortes pluies menacent d’inonder son atelier - un malheur parmi d’autres - Pierrette va devoir rester à flot.


Critiques :
Les premières séquences se calent d’emblée sur une temporalité quotidienne, marquant d’abord par l’attention précise au corps et à ses gestes. « Regard à taille humaine », serait-on tenté de dire, mais surtout, et bien plus important, drame enraciné.
Les cahiers du cinéma

Des plans serrés qui les enferment, ne laissant que très peu deviner le décor mais suffisamment pour qu’on le pressente. Notre regard est fixé sur le visage de ces femmes courage qui, fiction ou documentaire, ne mentent pas. Jamais.
'Humanité

Ce drame réaliste sur l’instinct de survie sociale replace toujours avec justesse son héroïne dans le contexte sociologique et politique de la capitale économique du Cameroun, grâce – outre le jeu de la comédienne principale – à la pertinence de la mise scène, qui convie dans son cadre marginaux et laissés-pour-compte de l’essor chaotique du pays.
L'Obs


Espace game
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Avant la séance du film "Les maitres du temps" vient délivrer le projectionniste en décodant et fouillant les secrets du cinéma.

Synopsis :
Alerte !! Le projectionniste du cinéma s'est enfui après avoir caché la clé de la cabine de projection. Les participants sont invités à mener l’enquête dans la salle de cinéma et le hall pour réussir à ouvrir la cabine et lancer le projection du film. Énigmes, manipulation de jouets optiques... sur
les traces de l’invention du cinéma...


ven 23 février 14h00
DP
Ma part de Gaulois
17h30
Green Border (vo)
20h45
La Ferme des Bertrand
sam 24 février 14h30
Le Royaume de Kensuke
18h00
DP
Le Règne animal
20h45
Anatomie d’une chute
dim 25 février 11h00
Le Royaume de Kensuke
15h30
DP
Je verrai toujours vos visages
17h30
DP
Anatomie d’une chute
20h45
DP
Little Girl Blue
lun 26 février 11h00
Les Toutes Petites Créatures
14h00
Le Royaume de Kensuke
16h00
Daaaaaali !
17h30
Green Border (vo)
20h45
DP
Vincent doit mourir
mar 27 février 14h00
DP
Le Dernier des Juifs
18h00
Green Border (vo)
20h45
Daaaaaali !
mer 28 février 10h30
DP
Les petits singuliers
14h30
Le Royaume de Kensuke
18h00
Bob Marley: One Love (vo) (VO)
20h45
DP
Green Border (vo)
jeu 29 février 10h30
DP
L'Antilope d'or & La Renarde et le lièvre
14h00
DP
Espace game
15h00
DP
Les maitres du temps
18h00
La Zone d'intérêt (vo) (VO)
20h45
Bob Marley: One Love (vo) (VO)
ven 01 mars 10h30
DP
Les Toutes Petites Créatures
11h30
Daaaaaali !
14h30
DP
Rouge comme le ciel (vo) (VO)
18h00
Bob Marley: One Love (vo) (VO)
20h45
L’Homme d’argile
sam 02 mars 11h00
DP
Le fantôme d'Armen et Le Chant de Brest
14h30
DP
Riddle of Fire (vo) (VO)
18h00
La Ferme des Bertrand
20h45
Bob Marley: One Love (vo) (VO)
dim 03 mars 11h00
Roquette et les Mal-Aimés
15h00
DP
Vivre avec les loups
18h00
Bob Marley: One Love (vo) (VO)
20h45
La Bête
lun 04 mars 10h30
DP
Pas à pas
14h30
Ponyo sur la falaise (VF)
18h00
DP
L’Homme d’argile
20h45
DP
La Zone d'intérêt (vo) (VO)
mar 05 mars 10h30
DP
Ciné-concert La colline aux cailloux
14h30
DP
Alice (VF)
18h00
Bob Marley: One Love (vo) (VO)
20h30
DP
Au fil des saisons (vo) (VO)
mer 06 mars 10h30
Rose, petite fée des fleurs
14h30
Bolero
18h00
DP
Sois belle et tais-toi ! (vo) (VO)
20h45
DP
Mambar Pierrette (vo)
jeu 07 mars 10h30
DP
Ponyo sur la falaise (VF)
14h00
DP
Le Royaume de Kensuke
16h00
DP
Daaaaaali !
18h00
Bob Marley: One Love (vo) (VO)
20h45
Bolero
ven 08 mars 17h00
DP
Roquette et les Mal-Aimés
18h00
Bolero
20h45
DP
Il reste encore demain (vo) (VO)
sam 09 mars 14h30
20 000 espèces d'abeilles (vo) (VO)
18h00
Bob Marley: One Love (vo) (VO)
20h45
Bolero
dim 10 mars 11h00
DP
Rose, petite fée des fleurs
15h30
DP
La Ferme des Bertrand
18h00
Bolero
20h45
20 000 espèces d'abeilles (vo) (VO)
lun 11 mars 14h00
Bolero
18h00
DP
20 000 espèces d'abeilles (vo) (VO)
20h30
DP
Portraits fantômes (vo) (VO)
mar 12 mars 14h00
DP
Bob Marley: One Love (vo) (VO)
17h30
DP
La Bête
20h45
DP
Bolero
La suite du programme sera disponible prochainement.
 
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